VSS-UNES-USU

167è AD de l’UNES – du 12 et 13 novembre 2016

Mercredi, 29 juin 2016 by admin · Assemblée des délegué-e-s

La 167è Assemblée des délégué-e-s aura lieu le samedi 12 et le dimanche 13 novembre 2016 à Bâle.

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Le message FRI n’est pas une excuse pour l’augmentation des taxes d’études !

Mardi, 14 juin 2016 by admin · Communiqués de Presse

Dans l’édition du 10 juin 2016 du Tages-Anzeiger, Markus Häfliger appelle à compenser le manque à gagner, qui risque de survenir dans les hautes écoles suisses suite à la décision du Conseil national, par l’augmentation des taxes d’études. L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) combat fermement les augmentations des taxes d’études. L’UNES souligne l’effet négatif sur l’égalité des chances et l’accès aux études qu’une telle augmentaiton peut avoir. Au vu de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, il est déraisonnable d’empêcher des personnes d’étudier à cause de raisons financières. Par conséquent, l’UNES demande au Conseil des Etats de remédier à la décision du Conseil national, et d’allouer les ressources nécessaires pour assurer la qualité de l’éducation suisse et garantir le paysage de la recherche.

Les frais d’études représentent un des obstacles spécifiques pour les jeunes issu-e-s de milieux socio-économiques moins aisés. Les coupes approuvées par le Conseil national dans le secteur de la formation, de la recherche et de l’innovation ne doivent pas servir de prétexte à une augmentation des taxes d’études. Ces augmentations seraient particulièrement graves aujourd’hui, alors que le système des bourses d’études ne suffit pas à assurer un accès équitable à la formation. « Au cours du débat sur l’initiative sur les bourses d’études, une motion a été adoptée par le Conseil national, visant à une plus grande participation fédérale dans les subventions et les prêts aux étudiant-e-s. Malheureusement, cette promesse s’est avérée nulle jeudi passé. L’augmentation des taxes d’études serait un nouveau coup porté à l’égalité des chances », explique Gabriela Lüthi, membre du comité exécutif de l’UNES.

Les prêts ne peuvent pas garantir l’égalité des chances
Häfliger exprime dans son commentaire qu’un accès équitable à la formation tertiaire peut être assuré par des prêts. L’expérience de la Suisse montre que cette idée n’est pas adaptée à notre pays. Le risque de dettes futures découlant des prêts dissuade de nombreux potentiel-le-s étudiant-e-s à demander des prêts. « C’est un système complètement absurde, qui est démontré de manière très impressionnante en Angleterre. Beaucoup d’étudiant-e-s terminent leurs études avec des montagnes de dette, qu’ils ou elles doivent rembourser à un stade de leur vie où ils ou elles pourraient souvent fonder une famille ou acquérir une maison », ajoute Josef Stocker, membre du comité exécutif de l’UNES.

Les diplômé-e-s sont des professionnel-le-s précieux
Un accès équitable à la formation est le fondement de notre société et de la démocratie. Un-e diplômé-e de la formation tertiaire est un-e professionnel-le hautement qualifié-e, dont l’économie suisse a un urgent besoin. Sans ces personnes, les entreprises suisses n’ont aucune chance d’exister et d’innover sur le marché mondial. Par conséquent, la formation supérieure ne doit pas être considérée comme un bien privé que seulement les étudiant-e-s ayant les moyens financiers nécessaires peuvent s’offrir, mais comme un bien public, devant être financé comme tel par un budget public.

Le Conseil des Etats a la possibilité de corriger les décisions du Conseil national
Après le Conseil national, c’est maintenant au tour du Conseil des Etats de s’engager dans le FRI, et il a l’occasion de corriger la décision du Conseil national. L’UNES appelle donc le Conseil des Etats à s’engager pour que les ressources du secteur FRI permettent à la qualité de l’éducation suisse et au paysage de la recherche d’être maintenus. L’Union demande également d’effacer du texte final de la loi sur les EPF la possibilité de tripler les taxes d’études pour les étudiant-e-s venant de l’étranger. Une inégalité de traitement entre étudiant-e-s suisses et venant de l’étranger mènerait à l’affaiblissement de l’internationalité et de l’innovation de l’éducation et la recherche dans les hautes écoles suisses.

Contact :
Gabriela Lüthi
Josef Stocker

CP message FRI n’est pas une excuse pour l’augmentation des taxes d’etudes

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Le Conseil national exécute froidement la formation

Vendredi, 10 juin 2016 by admin · Communiqués de Presse

Le Conseil national a adopté jeudi le message relatif à lʼencouragement de la formation, de la recherche et de lʼinnovation et a choisi la version proposée par le Conseil fédéral. LʼUnion des Étudiant-e-s de Suisse (UNES) est particulièrement déçue par la décision de ne pas augmenter la contribution aux aides à la formation, aides qui stagnent depuis 2008 malgré le nombre croissant dʼétudiant-e-s dans toute la formation tertiaire. En outre, les EPF peuvent maintenant tripler les taxes dʼétudes pour les étudiant-e-s venant de lʼétranger. Lʼégalité des chances, pourtant désignée dans le message FRI comme un des buts principaux de la Confédération et nécessaire pour un développement pérenne de la formation et la recherche, nʼest donc pas garantie pour les étudiant-e-s.

La Commission de la science, de lʼéduction et de la culture du Conseil national sʼest penchée attentivement sur le message FRI 2017-2020 en avril et mai. La grande majorité de la Commission a conclu que les moyens financiers proposés par le Conseil fédéral signifieraient un démantèlement du domaine FRI. Comme la formation et la recherche sont des piliers importants pour la société et lʼéconomie, et que les objectifs du message FRI sont ambitieux, la Commission considérait primordiale lʼaugmentation des moyens financiers dans différents domaines. Le Conseil national a décidé de ne pas suivre la majorité de la Commission et sʼest positionné contre les augmentations dans la formation, la recherche et lʼinnovation. Cette position est particulièrement incompréhensible si lʼon rappelle que la formation est un domaine qui doit payer disproportionnément le prix pour le programme dit « de stabilisation » 2017-2019.

Une proposition de la majorité de la Commission était dʼaugmenter les aides à la formation de 25 millions à 40 millions par an. Le Conseil national nʼa, pour sa part, pas estimé quʼil était important de soutenir les étudiant-e-s ne disposant que de moyens modestes. De fait, le message FRI est la plateforme idéale pour soutenir les efforts dʼharmonisation des cantons dans le domaine des bourses dʼétudes. Puisque depuis cette année que les cantons adhérant à la plupart des points du concordat intercantonal sur les bourses dʼétudes reçoivent des contributions de la fédération, une nette augmentation de ces dernières donnerait un signal fort pour lʼharmonisation. Cette proposition dʼaugmentation était dʼailleurs soutenue par le Conseil national lors des débats sur lʼinitiative sur les bourses dʼétudes, avec également lʼidée stratégique quʼune augmentation des contributions de la Confédération seraient une mesure dʼincitation efficace à signer le concordat intercantonal. Des promesses qui se sont finalement avérées non tenues, lorsque les parlementaires ont repris le débat.

Concernant les EPF, une tentative pour as surer la transparence quant aux fonds tiers a été nettement rejetée. LʼUNES demande aussi cette transparence pour les hautes écoles, afin de vérifier lʼinfluence que les fonds tiers peuvent avoir sur la recherche et lʼenseignement. Cette modification de la loi nʼa donc pas été acceptée, mais une nouveauté problématique est passée : les EPF peuvent maintenant tripler les taxes dʼétudes pour les étudiant-e-s venant de lʼétranger. Cette inégalité est déconcertante, car les étudiant-e-s de Suisse ne payent pas des taxes supplémentaires quand ils ou elles étudient à lʼétranger. Dans le contexte actuel, cette modification envoie un signal très négatif aux autres pays. De plus, les taxes dʼétudes ne forment quʼune petite partie du budget dʼune haute école; une augmentation leur apporte donc peu mais pénalise en même temps fortement les étudiant-e-s et mène à une plus grande sélection, avec comme critère les différentes situations financières. Même le Conseil des EPF sʼest prononcé contre ce changement. LʼUNES demande donc maintenant au Conseil des EPF de rester fidèle à sa ligne et de ne pas faire usage de cette possibilité de traiter les étudiant-e-s de lʼétranger et de la Suisse dʼune façon inéquitable.

Le message FRI reprend encore deux domaines fondamentaux de la formation tertiaire : la formation professionnelle supérieure ainsi que la formation en médecine humaine. La formation professionnelle supérieure a besoin de soutien financier pour se développer dans le système éducatif dual suisse, qui doit être renforcé. Mais les belles paroles ont eu raison de ces projets et malgré la reconnaissance de lʼimportance de ce secteur, les moyens financiers mis à disposition ne sont pas à la hauteur. Un autre domaine important est lʼaugmentation des
diplômes en médecine humaine pour répondre au manque de médecins en Suisse. 100 millions ont été accordés pour ce projet. Bien que lʼUNES salue cet investissement, elle renvoie tout de même à la prise de position de la Swiss Medical Studentsʼ Association (swimsa), qui attire lʼattention sur le fait quʼune augmentation des places dʼétudes en médecine nʼimplique pas uniquement des moyens financiers mais également des réflexions quant à la qualité de cette formation.

Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser à
Gabriela Lüthi

CP Le Conseil National execute froidement la formation

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RIE III : Pas sur le dos de lʼéducation

Mardi, 7 juin 2016 by admin · Communiqués de Presse

LʼUnion des étudiant-e-s de Suisse (UNES) a pris note des débats parlementaires ayant actuellement lieu autour de la réforme de lʼimposition des entreprises (RIE III). Elle expose ses craintes au sujet de cette réforme qui risque de compromettre le financement de la formation et de conduire à des coupes budgétaires supplémentaires dans un domaine largement touché par austérité pratiquée depuis des années, tant au niveau cantonal que fédéral. LʼUNES demande au Parlement de garantir que la formation ne paiera pas le prix de cette réforme.

La réforme de la fiscalité des entreprises est actuellement discutée par le Parlement. Dans le contexte actuel, lʼUNES fait part de ses inquiétudes quant aux conséquences de la réforme. La réduction drastique de lʼimposition fiscale conduit à des pertes de revenus substantielles pour de nombreux cantons. La politique de ces dernières années est parlante : ces pertes sont le plus souvent compensées par la réduction des investissements dans le domaine de la formation, de la santé et des infrastructures publiques en général. Ces fausses économies conduisent à hypothéquer lʼavenir de notre pays pour des gains financiers à court terme.

LʼUNES demande donc que la réforme et ses conséquences épargnent le domaine de la formation. Après de nombreuses années de coupes ou de gel dʼinvestissement, il est plus vital que jamais dʼinvestir dans la formation de la prochaine génération. Dans un monde de plus en plus globalisé, les puissances de demain investissent dans ce domaine, alors que la Suisse continue sa politique de coupes dans le budget, au risque de sʼendormir sur ses lauriers et de connaitre un très dur réveil.

LʼUNES demande que la reforme soit faite de manière responsable et an assurant que les investissements vitaux comme ceux dans la formation soient assurés pour les années à venir. Cela, dans lʼintérêt de tous et de toutes, car un système de formation solide garantit un avenir prospère pour notre pays.

Pour de plus amples renseignements, veuillez vous addresser à
Alexandre Loretan

CP RIE3

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L’UNES recommande le rejet de l’initiative Vache à lait

Vendredi, 27 mai 2016 by admin · Communiqués de Presse

Le 5 juin prochain le peuple suisse se prononcera sur l’initiative « Pour un financement équitable ». L’UNES s’inquiète des conséquences sur l’éducation de ces mesures d’austérité. Cette inquiétude est exacerbée au regard des mesures d’austérité prévues par le programme de stabilisation du Conseil fédéral publié ce mercredi. C’est pourquoi l’union recommande de rejeter l’initiative dite “vache à lait”.

L’initiative « pour un financement équitable » veut inscrire dans la Constitution que la taxe sur l’essence soit utilisée uniquement pour le financement des routes. Si l’initiative est acceptée, un trou de 1.5 milliards de francs serait à déplorer dans les caisses fédérales. Selon le Département des Finances, l’initiative conduirait à des économies fédérales et cantonales dans les domaines de l’éducation et de la recherche à hauteur de 415 millions de francs.

De plus, si le Parlement approuve le programme de stabilisation publié par le Conseil fédéral ce mercredi, 485.3 millions de francs manqueront pour l’éducation dans la caisse fédérale pour les trois prochaines années.

Pour l’UNES, les mesures d’austérité dans l’éducation ne sont pas admissibles. Du point de vue de l’union, la qualité et l’accessibilité de l’éducation pour toutes et tous sont indispensable au fonctionnement de la société. Si le peuple suisse accepte l’initiative “Vache à lait”, ces objectifs deviendraient des perspectives lointaines. “Les cantons coupent déjà dans le budget de l’éducation à un point tel que la qualité de nos écoles et universités est mise en danger.”, explique Simone Widmer, membre de la Direction de l’UNES. “Si l’initiative “Vache à lait” est acceptée, de concert avec les mesures d’austérité de la Confédération, la dégradation de nos institutions éducatives semble inévitable et le futur du paysage éducatif Suisse sérieusement compromis.”

Pour ces raisons, l’UNES recommande de rejeter l’initiative “Vache à lait” le 5 juin prochain. Pas d’avantages des coupes budgétaires – à tous les niveaux! Parce que l’éducation est l’avenir de la Suisse!

Contact :
Simone Widmer

CP Initiative vache lait

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