Communiqué de Presse de l’UNES du 19.09.2014

La prolongation de la solution transitoire décidée aujourd’hui par le Conseil fédéral n’est qu’un premier pas. Néanmoins, elle ne représente qu’une solution à minima qui ne garantit pas la pérennité des échanges estudiantins. L’Union des Étudiant-e-s de Suisse (UNES) demande au Conseil fédéral et à l’Union européenne de trouver une solution stable à long terme aussi vite que possible. L’objectif reste une adhésion de la Suisse au programme Erasmus+.

La prolongation de la solution transitoire décidée par le Conseil fédéral était nécessaire. Cependant, elle permet uniquement d’assurer à des milliers d’étudiant-e-s qui restaient dans l’incertitude que leur séjour pourra bien avoir lieu ce printemps. La solution actuelle ne garantit pas les échanges estudiantins sur le long terme: « Nous nous demandons que se passera-t-il après ces deux ans ? Une nouvelle solution transitoire pleine d’incertitudes pour les étudiant-e-s et les Hautes Écoles ? » se demande Iván Ordás Criado, membre de la Direction de l’UNES. « La seule solution certaine à long terme est de réintégrer le programme Erasmus+ »

La situation actuelle est peu claire. La Confédération n’informe pas sur le cadre des négociations concernant la mobilité estudiantine. Quand on voit la solution trouvée la semaine dernière pour Horizon 2020, à savoir l’association partielle, cela prête à penser qu’une solution analogue peut être trouvée. « La Confédération doit aller au-delà de la situation transitoire pour réintégrer Erasmus+ et répondre ainsi définitivement à l’incertitude actuelle », et Iván Ordás Criado de poursuivre, « Il n’y a que comme ça que la sérénité pourra regagner nos Hautes écoles. Seule l’adhésion à Erasmsus+ garantira la pérennité des échanges estudiantins européens à long terme. »

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Communiqué de Presse de l’Unes du 15.09.2014

Le Conseil des États a débattu aujourd’hui du contre-projet indirect à l’initiative sur les bourses d’études. Il se distancie à nouveau de la position suivie par le Conseil national et ne souhaite donc pas d’une harmonisation matérielle des bourses d’études. Le contre-projet indirect contient donc uniquement la mise en oeuvre de critères formels ce qui ne constitue aucunement une amélioration réelle de la situation. A ce stade, l’initiative sur les bourses d’études de l’Union des Étudiant-e-s de Suisse (UNES) reste la seule alternative proposant une amélioration du système des aides à la formation par son harmonisation au niveau fédéral.

La nécessité d’une profonde réforme est incontestable. Les différences inter-cantonales entre les critères d’octroi comme des montants alloués, créent des discriminations de fait. Tout le monde s’entend donc sur ce constat : il s’agit d’une injustice ! Ainsi, les étudiant-e-s habitant le canton de Vaud reçoivent un montant de bourse d’étude plus élevé que celles et ceux du canton de Berne. Les étudiant-e-s résidant à Berne doivent donc travailler plus d’heures parallèlement à leurs études pour financer ces dernières.

L’initiative sur les bourses d’études a été déposée pour répondre à ces problèmes. Les règles d’accès aux bourses d’études doivent être les mêmes pour toutes les personnes qui étudient dans une École professionnelle supérieure, une Haute École spécialisée, une EPF ou une Université. Il serait incompréhensible que le Parlement se positionne contre cette demande.

Le contre-projet indirect ne donne plus les moyens d’atteindre ce but. Constitué tout d’abord de plusieurs éléments qui auraient permis un pas en avant significatif vers une harmonisation matérielle, il a été totalement vidé de sa substance. Aujourd’hui, il ne reste guère dans le contre-projet qu’un élément isolé qui pourrait permettre de faire avancer la situation: l’inscription dans la loi du montant de la bourse complète. Le Conseil national a, à juste titre, maintenu cet article dans le contre-projet contrairement au souhait du Conseil des Etats. Ce dernier maintient donc les différences injustes existantes dans le système actuel.

Cela fait maintenant plus de cinquante ans que l’UNES demande au Parlement de prendre les choses en main et d’améliorer concrètement le système inéquitable des bourses d’études. Il est temps de répondre à cette demande des étudiant-e-s, et à cette préoccupation de toutes et tous.

L’UNES demande au Conseil national de rester fidèle à sa ligne et donc de ne pas céder au Conseil des États. La Suisse a besoin d’améliorer et de garantir l’accès à la formation, parce que la formation c’est l’avenir !

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Communiqué de Presse de l’UNES du 8.9.2014

Le Conseil d’Etat valaisan a décidé aujourd’hui que l’enveloppe destinée aux bourses et prêts d’études diminuera de 1,2 millions de francs suisses. L’Union des Étudiant-e-s de Suisse constate que cette coupe est antidémocratique et injuste car elle frappe les mauvaises personnes.

Cette décision intervient huit mois seulement après que le Grand Conseil ait rejeté une proposition similaire. En décembre dernier, la réduction proposée était de 3,5 millions. De plus, les critères d’attribution sont modifiés afin que moins de gens bénéficient d’une bourse.

Les étudiant-e-s du canton du Valais sont, pour la plupart, formés en dehors de leur canton. Le coût de la vie est donc souvent plus élevé. Les coupes dans les bourses et les prêts vont précariser ces étudiant-e-s dont beaucoup dépendent de ces différentes aides parce que leurs familles ne peuvent pas suffisamment les soutenir financièrement.

Que ce soit pour la formation ou le suivi des cours, en plus des difficultés liées aux filières comme en médecine et en l’ingénierie, sans parler des formations professionnelles dans les écoles techniques supérieures, cela signifie des difficultés financières. Ces facteurs sont souvent des causes de renoncement, voire d’abandon, à poursuivre des études.

Ainsi, le canton du Valais économise là où il ne faut pas. Ce sont principalement les écoles techniques et professionalisantes supérieures où le manque de bourses se ressentira le plus. Ce sont justement ces domaines dans lesquelles se forment aujourd’hui des milliers de jeunes qui constitueront demain la main-d’œuvre instruite manquant aujourd’hui.

Réduction antidémocratique

Que le Conseil d’Etat valaisan change le système d’attribution et ce par voie d’ordonnance est incompréhensible. Le parlement cantonal a rejeté récemment des changements similaires. Bien qu’elle soit moindre, la réduction décidée par le gouvernement cantonal ne tient donc pas compte de la décision du Grand Conseil. Dans un canton démocratique, cela ne peut pas arriver. Pire encore, aucune consultation sur les changements n’a été effectuée. Ainsi, il n’y a pas pu y avoir de débat public sur les graves coupures.

L’initiative des bourses d’études

En fin de compte la décision de l’État du Valais éloigne encore le canton des autres systèmes d’attribution des bourses. Cela signifie, par exemple, que la demande de bourse d’un-e Valaisan-ne étudiant la science des matériaux à l’EPF de Zurich ne sera évaluée selon les mêmes critères que celui de son homologue résidant à Berne. Cette injustice doit cesser.

L’initiative des bourses d’études de l’Unes agit là-dessus. Les mêmes règles doivent s’appliquer indépendamment du canton de résidence. Il faut donc des critères d’attribution uniformes dans tous les cantons. Cette initiative sera soumise au peuple dans le courant de l’année 2015.

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L’ancien Directeur de l’instruction publique du canton de Zürich demande, dans le Schweiz am Sonntag, l’instauration d’examens d’entrée dans les Universités. Cette demande se fonde sur les deux arguments suivants: d’une part, sur le taux d’abandon des études (30% des étudiant-e-s interrompent leurs études en cours de parcours), d’autre part, sur le niveau insuffisant des Maturités. Ces deux arguments sont fondés sur de fausses hypothèses.

Il est en effet répété partout que le niveau des gymnasien-ne-s ne correspond plus aux exigences des universités. Il en résulterait que les certificats de maturité ne serraient plus considérés comme des billets d’entrée pour les hautes écoles : cette considération est erronée. En effet, presque tout ceux qui ont terminé leur Gymnase et s’inscrivent à l’Université ou dans une EFP, terminent avec succès leurs études. Il n’est donc pas possible que les récipiendaires d’un certificat de maturité soient considérés comme aussi médiocres. Selon l’étude „Etudier sous Bologne“ réalisé par l’Office fédéral de la statistique, environ 30% des étudiant-e-s interrompent leurs études en cours de parcours. Les raisons évoquées dans l’étude sont les suivantes: près de la moitié d’entre eux/elles interrompent leur parcours parce que continuer les études n’a plus de sens. ; un cinquième arrête à cause de problème financier ; et seulement 18% interrompent leurs études parce qu’ils/elles ont échoué à leurs examens.

Ainsi, la plupart des étudiant-e-s interrompant leurs études, reprennent en général des études dans une autre branche qu’ils/elles terminent avec succès. Cela n’est pas surprenant. En effet, la première année à l’université est, pour beaucoup, une année décisive durant laquelle il devient clair que le contenu de la branche choisie ne correspond pas aux attentes.

Il est donc nécessaire, pour combattre ces interruptions, d’adopter une autre approche que celle proposée par Ernst Buschor. D’une part, les présentations des filières d’études et des contenus des cours doivent être améliorées de sorte que les futurs étudiant-e-s choisissent dès le début la filière leur correspondant au mieux. D’autre part, la situation sociale des étudiant-e-s doit être améliorée. En effet, la Suisse perd chaque année près de 5000 universitaires et étudiant-e-s des EFP, parce qu’ils/elles ne peuvent pas se permettre financièrement de continuer leurs études. L’amélioration du système des bourses d’études est une solution pour remédier à ce problème.

L’initiative de l’UNES pour l’harmonisation des bourses d’études en propose en effet une solution. Actuellement, les cantons sont responsables des aides financières à la formation. Les systèmes d’octroi des bourses d’études diffèrent grandement selon le canton. L’initiative souhaite que toute personne ayant besoin d’une bourse d’études soit traitée selon les mêmes règles dans toute la Suisse, et ce afin d’éviter qu’une étudiante du Valais doive arrêter ses études en sciences des matériaux parce qu’elle n’a pas reçu de bourse, alors que sa collègue neuchâteloise en a elle, reçu une.