La forte renconnaissance de la nécessité d’améliorer le système de bourses d’études est une réussite. Une majorité du peuple s’est prononcée en faveur du contre-projet à l’initiative sur les bourses d’études et du concordat. Il faut maintenant que les responsables s’en tiennent à leurs promesses de ces derniers mois.

La suisse doit pouvoir garantir un accès équitable à la formation. Le débat de votation a montré qu’une majorité des votant-e-s soutient clairement ce but. Grâce à la pression mise par l’initiative, les opposants se sont eux aussi prononcés en faveur d’un système de bourses d’études plus équitable. Cela vaut en particulier pour le Conseiller fédéral Schneider-Ammann qui a plusieurs fois expliqué que les buts de l’initiative étaient déjà en voie d’amélioration suite à la mise en place de concordat.

Avec le résultat du jour le peuple charge les cantons eux-mêmes d’atteindre le but de l’harmonisation. L’UNES demande que cet objectif de l’amélioration du système des bourses d’études aussi prévue par le concordat soit mise en oeuvre dans le cadre de l’adaption des lois cantonales. Le concordat aspire à une part de bénéficiaires de 15-20% des étudiant-e-s afin de couvrir les besoins en terme d’aides à la formation. « Le vote d’aujourd’hui est un signal contre l’application molle du concordat, notamment en terme de moyens alloués. Les investissements dans le système de bourses d’études sont d’aujourd’hui absolument nécessaires » indique Iván Ordás Criado, membre de la Direction de l’Union des étudiant-e-s de Suisse.

« Nous continuerons à nous engager afin que l’accès aux formations supérieures ne dépende plus de la situation financière familiale ou du canton d’origine de l’étudiant » résume Iván Ordás Criado. L’UNES suivra en détail l’application du concordat. Il est impératif que les promesses faites pendant la campagne soient respectées.

Pour l’UNES

Iván Ordás Criado (fr)Lea Oberholzer (de)

CP Initiative de bourses d’études Votation dimanche

Aujourd’hui, Monsieur le Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann s’exprime dans le «24 Heures» au sujet de l’initiative sur les bourses d’études soumise en votation populaire le 14 juin prochain pour, notamment, attester de la qualité du travail effectué dans le cadre de l’initiative. Ceci nous réjouit. Néanmoins, ses propos concernant le coût et les objectifs de l’initiative sont absolument incompréhensibles, ces derniers ne sont de loin pas atteints!

«Seule l’initiative garantit un système de formation équitable afin d’assurer que personne ne renonce, pour des raisons financières, à se former dans le cadre d’une maîtrise fédérale ou d’un diplôme académique» souligne Iván Ordás Criado de la Direction de l’Union des Étudiant-e-s de Suisse (UNES). Le Contre-projet indirect du Conseil fédéral, est présenté comme un grand succès, alors qu’il n’est, au mieux, qu’un pas timide et partiel dans le sens d’un système de formation plus équitable. Si la compétence quant à l’attribution des allocations de formation reste en main des cantons, alors la réalisation de l’égalité des chances pour les étudiant-e-s de toutes les régions du pays ne restera qu’un vœu pieux.

Monsieur Schneider-Ammann colporte dans cette interview plusieurs chiffres et arguments erronés concernant le coût de l’initiative. Il est vrai qu’un coût supplémentaire d’environ 120 mio de francs sera engendré, or, dans la perspective des coûts liés au manque de main d’œuvre qualifiée, ce montant ne constitue pas une dépense supplémentaire mais bien un investissement nécessaire dans le système de formation afin de prévenir ce phénomène. À quoi cela sert-il de financer des universités et une formation professionnelle supérieure reconnues et admirées dans le monde entier si les personnes compétentes pour s’y former doivent renoncer pour des raisons financières?

Iván Ordás Criado nous rappelle une autre fausseté que colportent nos opposants: «une allocation à la formation ne constitue jamais un « salaire minimum » aux étudiant-e-s malgré ce qu’ils essaient de faire croire. D’ailleurs, cela démontre la faiblesse de leurs arguments. Seules les personnes répondant à des critères stricts et précis et ayant démontré leurs difficultés reçoivent donc une aide adapté à leurs besoins. Ceci ne changera d’ailleurs pas en cas d’acceptation de l’initiative sur les bourses d’études. Nous demandons l’équité, les mêmes règles du jeu pour toutes et tous, ni plus, ni moins!» Le calcul du montant d’une bourse d’étude doit être basé sur les frais effectifs liés au lieu de formation en fonction du coût de la vie locale. Une formation à Neuchâtel ne représente au final pas le même coût qu’une formation à Genève.

Pour l’UNES :

Iván Ordás Criado (fr)Maxime Mellina (fr)

CP Initiative bourses d’études