L’Assemblée des délégué-e-s de la Fédération des associations d’étudiant-e-s de l’Université de Lausanne (FAE) a décidé, lundi passé, de sortir de la faîtière nationale. Conséquences : les étudiantes et étudiants de la deuxième université romande ne seront plus représenté-e-s au niveau national et international. L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) regrette cette décision et souligne qu’une représentation nationale et solidaire est indispensable pour la défense des intérêts des étudiant-e-s.

Lundi 25 avril, les délégué-e-s, soit tiré-e-s au sort par la FAE, soit issu-e-s des différentes associations d’étudiant-e-s reconnues par la FAE, ont voté en faveur de la sortie de la faîtière nationale. L’UNES, qui a essayé de sensibiliser au mieux les délégué-e-s, ne peut que regretter cette décision. Stephan Rodriguez, membre du Comité exécutif UNES et ancien étudiant lausannois réagit “Nous sommes déçu-e-s que la FAE ait pris la décision de quitter l’UNES, mais il est important de respecter l’avis de notre section ; les statuts de la FAE sont bien faits et si les étudiant-e-s lausannois-es ne sont pas satisfait-e-s de cette décision, ils ont la possibilité de lancer un référendum”.

Pour rappel, les conséquences pour les étudiant-e-s lausannois-es sont grandes. Car l’absence de représentation et de défense de leurs intérêts au niveau national et international signifie que leur parole ne sera plus entendue dans les différents organismes nationaux (swissuniversities, SEFRI, Conférence Suisse des Hautes Ecoles, entre autres). Sans compter la présence – indispensable à l’heure du système de Bologne – sur la scène internationale, où l’appartenance à une faîtière est primordiale pour représenter de manière égalitaire et efficace les étudiant-e-s. En plus de cela, l’UNES est également l’interlocutrice étudiante au Parlement, où elle représente et défend les droits des étudiant-e-s et travaille avec les parlementaires sur tous les sujets qui touchent à la politique des hautes écoles.

Cette décision précipitée est regrettable, d’autant plus que des changements structurels faisant écho à la plupart des critiques émises par la FAE ont été mis en place, ou le seront prochainement. La FAE délaisse l’union pour se concentrer sur les étudiant-e-s vaudois-es, au détriment peut-être de ses étudiant-e-s en provenance d’autres cantons. Gabriela Lüthi, membre du Comité exécutif de l’UNES, conclut “Je ne comprends pas le désir de ces 13 délégué-e-s de vouloir diminuer les dépenses de la FAE au détriment de la solidarité et de la défense, en Suisse, des intérêts des étudiant-e-s, mais nous nous devons de la respecter. “

Pour l’UNES,
Stephan Rodriguez (fr)
Gabriela Lüthi (de)

CP Depart FAE

L’UNES se réjouit que la CUAE de l’Université de Genève a adhéré à l’UNES lors de la 166ème assemblée des délégué-e-s. La continuité d’un projet visant à soutenir des étudiants et étudiantes réfugié-e-s et un ajustement structurel ont également été débattus.

La 166ème assemblée des délégué-e-s de l’Union des étudiant-e-s de Suisse a eu lieu le week-end du 22 au 24 avril 2016 à l’Université de Berne. Samedi matin, la joie était grande quand les délégué-e-s de l’UNES ont accepté l’adhésion de l’association d’étudiant-e-s de l’Université de Genève. Dimanche ont eu lieu les élections : la direction se composera de Gabriela Lüthi (Université de Fribourg), Josef Stocker (Université de Zurich) et Friedrich Stucki (Université de Berne) et le comité exécutif sera renforcé par trois nouvelles membres, Nina Beuret, Line Magnanelli (les deux de l’Université de Neuchâtel) et Cosima Ruzzo (EPF Zurich).

L’UNES s’engage également pour soutenir des étudiants et étudiantes réfugié-e-s dans leur accès aux hautes écoles. L’AD a décidé de l’orientation du projet « Perspective – études » de l’UNES. Celui soutient les initiatives étudiantes déjà actives dans ce domaine, ou qui souhaitent le devenir. Au cœur du projet se trouvent le développement d’une formation pour les mentors étudiants et étudiantes, la mise en réseau ainsi que le travail de fond sur la thématique et sur les best practices.

En outre, l’Union a adopté une résolution concernant la réforme de l’imposition des entreprises III (RIE III). Il est à craindre que ce projet conduit à des coupes supplémentaires dans le domaine de l’éducation. L’UNES condamne ces mesures d’austérité et s’y opposera fermement à tous les niveaux.

Les statuts et les règlements de l’UNES, qui sont en vigueur dans la forme actuelle depuis 2014, ont été ajustés. Le nouvel exécutif sera composé d’un comité exécutif de sept membres dont deux personnes seront chargées de la co-présidence. Cet ajustement renforcera également la position des présidents et présidentes des commissions, qui collaboreront plus étroitement avec le comité exécutif.

Pour l’UNES,

Gabriela Lüthi (fr)
Friedrich Stucki (de)

CP AD