Journée d’action pour le logement d’étudiant

L’UNES s’engage pour plus de logement abordable pour les étudiant-e-s. Elle demande par exemple la mise en disposition de logements sur le Campus ou à leur proximité.

Créer des logements abordables n’est pas sorcier !

Un logement abordable est une condition requise pour les études, mais sur la majorité des sites universitaires la situation du logement est précaire : un taux de vacance bas et des loyers élevés engendrent une longue recherche de logement et une lourde charge financière. Pour les étudiant-e-s – typiquement des personnes jeunes, souvent à revenu modeste – cette situation peut avoir des conséquences considérables. Elle peut affecter négativement le cursus ou le diplôme voire, dans le pire des cas, empêcher d’entreprendre des études.

L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) s’engage pour un accès équitable aux hautes écoles. Toutes les personnes en ayant l’intérêt et les capacités doivent pouvoir faire des études. Une sélection financière, par exemple via l’offre de logement, est par conséquent inacceptable.

La situation actuelle en Suisse
La situation sur le marché du logement en location apparaît très diversifiée. Alors que Zurich et la région lémanique appartiennent aux régions où le logement est le plus onéreux, c’est dans le Jura que les loyers sont les plus avantageux. Les prix pour un appartement d’une pièce varient, en fonction de la ville, de 602 francs et 911 francs en moyenne, alors que le montant moyen des bourses d’études se situe entre 523 francs et 1006 francs. A ce tarif, il ne reste plus grand chose pour le reste des besoins vitaux.

Les revendications de l’UNES
Forte de ces constatations, l’UNES demande aux hautes écoles, d’une part, de créer des accommodations de logements abordables sur les campus ou dans leur proximité, et d’autre part de prendre en compte la compatibilité entre les études et les emplois rémunérés des étudiant-e-s. Parallèlement, l’UNES demande aux villes et aux cantons d’adapter les bourses d’études à la hausse des loyers, de mettre à disposition des étudiant-e-s les bâtiments inoccupés pour un usage temporaire ou intermédiaire, et de construire des logements estudiantins.

29 novembre 2017- Journée d’action nationale
Pour attirer l’attention sur les difficultés engendrées par la situation du logement étudiant en Suisse, une journée d’action nationale a lieu aujourd’hui avec beaucoup d’activités dans les différentes HES, universités et EPF.

CP La situation du logement des étudiant-e-s
Prise de Position

Echec en vue pour le concordat sur les bourses d’études ?

L’exemple du canton de Lucerne montre que le concordat sur les bourses d’études risque d’échouer : fin juin, le gouvernement lucernois a annoncé sa volonté de couper le budget pour les bourses et les prêts de cette année, signifiant ainsi une baisse de près de 27 % des dépenses pour les aides à la formation, depuis son adhésion au concordat sur les bourses d’études. L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) demande à la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) de renforcer les règles du concordat afin d’atteindre le but de l’harmonisation du système des bourses d’études.

Le concordat sur les bourses d’études a pour but d’harmoniser les systèmes cantonaux des bourses d’études afin de réduire les disparités arbitraires entre les cantons. Un autre objet avoué est celui d’augmenter de manière générale les dépenses pour les aides à la formation pour assurer une certaine égalité de chances dans l’éducation. Mais l’exemple de Lucerne montre que le concordat sur les bourses d’études n’atteint pas ses buts.

Le 28 juin, le conseil d’Etat de Lucerne a annoncé vouloir diminuer le poste budgétaire de l’année en cours pour les bourses et les prêts de 2 millions de francs. Pour l’année prochaine, des coupes de 1.2 millions de francs sont déjà prévues. Le budget pour les aides à la formation est amputé de plus d’un quart depuis l’adhésion du canton au concordat intercantonal ! « Déjà maintenant, le canton de Lucerne ne dépense pas suffisamment pour les bourses d’études », déclare Josef Stocker, coprésident de l’UNES. « Si le gouvernement lucernois prenait au sérieux son devoir de veiller à l’égalité des chances dans l’éducation, ce budget ne pourrait pas être diminué ainsi. »

L’exemple du canton de Lucerne montre clairement que le concordat sur les bourses d’études n’atteint pas ses buts, sans force contraignante. Ainsi, le problème principal de ce concordat est de ne pas réussir à éradiquer les inégalités de départ, en n’effaçant pas le facteur « chance »des conditions d’attribution d’une bourse. « Il y a deux ans, la CDIP a recommandé de rejeter l’initiative sur les bourses d’études de l‘UNES en évoquant le concordat sur les bourses d’études », dit Josef Stocker. « C’est pourquoi les cantons sont tenus de renforcer les règles du concordat sur les bourses d‘études afin que le but de l’harmonisation puisse encore être réalisé. »

Pour plus d’informations, merci de vous adresser à :
Line Magnanelli, Membre du comité exécutif de l’UNES
Josef Stocker, Coprésident de l’UNES



CP concordat bourses

La formation avant le travail : une intégration durable demande un investissement

La plus grande ressource que les réfugié-e-s possèdent, c’est elles et eux-mêmes ainsi que l’expérience qu’ils et elles apportent. De ce fait, développer ce potentiel par la formation en Suisse est un investissement significatif et efficace pour l’avenir. A l’occasion de la journée nationale des réfugié-e-s, l’Union des étudiant-e-s e de Suisse (UNES) demande « la formation avant le travail » dans le processus d’intégration.

Dans le cadre de son projet « perspectives-études », l’UNES se positionne depuis décembre 2015 pour l’accès aux études supérieures des réfugié-e-s qualifié-e-s. Lorsqu’il s’agit de rendre les ressources des réfugié-e-s utiles à la société, il existe encore beaucoup de champs d’action possibles en Suisse. Une pratique restrictive de la reconnaissance des qualifications étrangères et des possibilités limitées des services sociaux empêchent la gestion flexible de la situation, car trop peu de moyens sont investis dans le potentiel.

« Il ne s’agit pas de permettre un accès équitable aux études supérieures de manière passive », dit la co-présidente Gabriela Lüthi « Il s’agit surtout de promouvoir activement le potentiel de toute-s les membres de notre société en investissant dans l’éducation, y compris celui des réfugiée-s ». Pour permettre une intégration durable, l’éducation supérieure ne devrait pas être négligée.

L’analyse fait par le projet ainsi que l’expérience tirée de projets étudiants d’auditeurs et auditrices libres montre clairement ceci : « Pour que les réfugié-e-s développent leur potentiel, pour elles et eux-mêmes et pour la société, il faut prendre deux mesures importantes : premièrement, leur potentiel doit être reconnu et deuxièmement, il faut faire le lien entre les compétences déjà acquises et les qualifications demandées au moyen d’une formation ou d’une formation de rattrapage » dit Martina von Arx, directrice du projet.

Par conséquent, l’UNES demande des clarifications du potentiel au début du processus d’asile ainsi qu’une stratégie d’intégration durable, qui promeut la formation au lieu du travail peu qualifié. Elle s’en tient aux exigences de la CDIP. Elle incite les hautes écoles à faire attention à l’utilisation de conditions d’admission qui garantissent de façon pragmatique la qualité sans créer de barrières inutiles dans l’accès aux études. Pour réduire les obstacles financiers, des bourses d’études doivent être accessibles.

L’investissement en vaut la peine. Une bonne éducation et une intégration qui corresponde au marché du travail est non seulement bonne à long terme pour le système de sécurité sociale, qui se reflète dans les recettes fiscales, mais empêche également les coûts sociaux. Pour ce faire, nous devons permettre les opportunités et donner le soutien dont les réfugié-e-s ont besoin pour s’intégrer dans notre société. Cela inclut aussi l’accès aux hautes écoles.

Pour plus d’informations, nous restons à votre disposition :
Gabriela Lüthi
Martina von Arx

CP journée du réfugié

Erasmus+

Erasmus+ est un programme européen dans le domaine de la formation académique et professionnelle, de la jeunesse et du sport. Les échanges étudiants sont la partie la plus importante et la plus connue de ce programme. À long terme, la mise à l’écart de la Suisse risque de mener à une détérioration massive des possibilités d‘échange pour les étudiant-e-s suisses : il existe d’ailleurs déjà des restrictions.

Signe maintenant la pétition des associations de jeunesse et demande au Conseil Fédéral et au Parlement de reprendre immédiatement les négociations avec l’Union Européenne !

Informations et matériel supplémentaires :

  • UNES : Fact-sheet
  • swissuniversities : Plaidoyer pour une réassociation à Erasmus+
  • CSAJ : Appel pour Erasmus+

  • Tu souhaites militer pour que les étudiant-e-s suisses puissent eux et elles aussi continuer à profiter des nombreuses opportunités qu’offre le programme Erasmus+ ?
    Alors ouvre ce lien : https://www.vss-unes.ch/erasmusplus