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Lors de l’Assemblé·e·s des Délégué·e·s en automne 2018, les délégué·e·s ont décidé de soutenir l’initiative « davantage de logements abordables ». Dans de nombreuses villes universitaires la situation sur le marché du logement est tendue. Les étudiant·e·s sont souvent obligé·e·s de dépenser la moitié ou au moins une grande partie de leur budget mensuel pour vivre et étudier à proximité de leurs hautes écoles. Pour l’égalité des chances dans la formation, un OUI à l’initiative « davantage de logements abordables » est essentiel.

Environ la moitié des étudiant·e·s dans les hautes écoles suisses sont des femmes. Cependant, la répartition des genres entre les différentes voies d’études est déséquilibrée. En 2018 en Suisse, presque 73% des personnes étudiant la linguistique et la littérature sont des femmes alors qu’elles sont seulement 16% à étudier le génie mécanique et électrique. Avec le concours « Étudie ce que TU veux ! », l’UNES a pour but de sensibiliser et informer les étudiant·e·s sur la ségrégation horizontale (l’inégalité dans les choix d’études entre hommes et femmes). Il s’agit de créer un projet qui sensibilise, informe et/ou s’oppose à la répartition des choix d’études ‘masculins’ et ‘féminins’. Qu’il s’agisse d’un slam de poésie, d’une pièce de théâtre, d’une table-ronde ou d’autres idées créatives qui peuvent être réalisées dans ton école et éventuellement aussi dans d’autres écoles.

Le concours est ouvert à toute personne ou groupe intéressé·e à réaliser un projet. C’est pourquoi nous t’invitons à participer au concours « Étudie ce que TU veux ! » Envoie-nous ton idée de projet pour agir contre la ségrégation horizontale !

Inscription au concours: jusqu’au vendredi, 14.02.2020
Soumission du projet: jusqu’au vendredi, 03.04.2020

Lisez-le bien !

Conditions/procédure de participation

L’Union des étudiant-e-s de Suisse invite les politiques à prendre les mesures suivantes pour préserver et améliorer la qualité de la formation et de la recherche en Suisse.


Égalité des chances pour toutes et tous dans l’accès aux hautes écoles en Suisse

Chacune et chacun doit avoir la possibilité d’accéder aux études en Suisse, quel que soit son milieu socio-économique d’origine. Afin de garantir l’égalité des chances en matière d’accès à l’enseignement supérieur pour les réfugiés qualifiés, un soutien et des mesures d’accompagnement spécifiques sont nécessaires pour ce groupe cible. En outre, des alternatives pragmatiques (à l’ECUS) sont nécessaires de toute urgence pour prendre en compte les compétences, qualifications et connaissances non documentées ou reconnues des réfugiés dans la procédure d’admission. En outre, l’UNES demande à ce que les étranger-ère-s payent les mêmes frais de scolarité que les citoyen-ne-s suisses.

Egalité des genres dans l’éducation et la recherche

Uniquement 15% des étudiant-e-s en génie électrique et mécanique sont des femmes. Cela montre que le genre influence encore et toujours le choix d’études. L’UNES veut que ces stéréotypes soient activement combattus dans notre société afin de permettre à chacune et chacun d’étudier ce qu’elle/ il veut, quel que soit son sexe.

Plus d’intégration des étudiant-e-s dans les processus politiques qui les concernent

Les étudiant-e-s doivent avoir le droit d’être impliqué-e-s dans les processus politiques qui auront un impact sur leurs études. C’est pourquoi nous exigeons plus de sièges pour les étudiant-e-s dans tous les comités de politique universitaire, car ils décident de leur éducation et donc aussi de leur avenir.

Association complète de la Suisse au projet qui succèdera à Erasmus+

L’UNES exige que la qualité du système éducatif suisse soit maintenue. Cela inclut, à l’heure de la globalisation, l’échange interculturel. Les pays européens reconnaissent la valeur de cet échange et investissent plus d’argent dans les programmes de mobilité. La Suisse doit faire de même et c’est pourquoi elle doit devenir un membre à part entière d’Erasmus+.

Les stages doivent avoir une réelle valeur didactique et être rémunérés de manière appropriée

L’UNES est consciente que les stages sont une opportunité pour les étudiant-e-s de découvrir un domaine professionnel spécifique et d’acquérir de l’expérience pratique. Toutefois, la situation est en ce moment problématique : il n’y a pas de réglementation généralement contraignante en ce qui concerne les stages. Beaucoup de stagiaires reçoivent une formation didactique insuffisante lors de leur stage et sont exploité-e-s comme main d’œuvre bon marché́ ou non rémunérée. Cela doit changer !

Harmonisation et augmentation des bourses dans l’ensemble de la Suisse

Le montant des bourses accordées par le canton est comparable à un jeu d’argent. En fonction du canton dans lequel vit l’étudiant-e-s – même si sa situation financière est identique- il se peut qu’il/elle reçoive plus de contributions qu’un-e boursier-ère d’un autre canton. L’UNES exige que les étudiant-e-s de chaque canton aient des chances égales de recevoir des bourses équitables pour couvrir leurs coûts de la vie de manière appropriée. En outre, l’UNES demande l’inclusion des étranger-ère-s admis-es à titre provisoire dans la liste des bénéficiaires du concordat intercantonal sur les bourses d’études.

Plus de logements abordables dans les villes universitaires et aux alentours

Il est surtout difficile pour les étudiant-e-s de trouver des logements abordables dans des villes universitaires comme Berne, Bâle, Zürich, Lausanne ou Genève. L’UNES considère comme précaire la situation qui voit des étudiant-e-s avec des moyens financiers réduits empêché-e-s de vivre proche de leur université ou haute école.

Pas d’augmentation ou d’abolition des tarifs étudiants

L’UNES souhaite que l’AG étudiant tout comme les tarifs étudiants ne soient pas augmentés, ni pire, complètement abolis. Investir dans notre éducation, c’est investir dans notre avenir, et cela implique aussi de répondre du mieux à la situation financière des étudiant-e-s.

La mise en œuvre des exigences de la jeunesse pour le climat

Nous étudions pour l’avenir. Un avenir qui est menacé. C’est pour cette thématique que s’engage la jeunesse pour le climat et l’UNES exige que les préoccupations de ce mouvement soient entendues en politique. Chaque génération a le droit de façonner son avenir et le parlement a l’obligation de prendre au sérieux leurs préoccupations en matière de durabilité. C’est pourquoi la thématique de la durabilité dans les universités et hautes écoles doit être ancrée dans le message FRI.

Augmentation des investissements dans les Hautes Ecoles afin de garantir la continuité de
l’enseignement supérieur en Suisse

L’UNES exige que la Confédération augmente sensiblement le soutien financier aux Hautes Ecoles et universités, parce que les établissements scolaires sont indispensables au bon fonctionnement d’une communauté. Ils enseignent des méthodes de pensée critique, nous permettent d’analyser, de comprendre, de questionner et de façonner les processus. La recherche scientifique offre la possibilité de découvertes et de développements pertinents. L’enseignement supérieur, en tant qu’élément du système éducatif, est indispensable à une société moderne, éclairée et tournée vers l’avenir, car il forme les gens à devenir des citoyens critiques* et permet le progrès technique.

Cette semaine est organisée à Neuchâtel la semaine de la santé mentale. Cette série d’événements sont coorganisés par l’UNES, la FEN, swimsa et MindMaps. De nombreux événement sont organisés tout au long de la semaine à l’Université de Neuchâtel, comme par exemple des ateliers pour mieux gérer son stress à l’approche des examens ou pour éviter de procrastiner durant les périodes de cours. Des ateliers de yoga et une table ronde sur l’état de santé mental des étudiant-e-s auront aussi lieu.

Intéressé-e ? Rejoins-nous ici : Semaine de la santé mentale

À l’UNES, nous croyons que chaque vote compte et souhaitons également encourager les étudiant-e-s à se rendre aux urnes ce mois-ci. Il est important pour nous que les étudiant-e-s de Suisse sachent quels politicien-ne-s représentent leurs préoccupations et comment les futur-e-s parlementaires considèrent comme importantes les questions relatives à l’éducation. Chaque jour, vous trouverez sur notre page d’accueil, des entretiens avec des candidat-e-s de différents partis politiques, qui ont répondu à nos questions et commenté les préoccupations politiques des étudiant-e-s.

 

Que pensez-vous des mesures climatiques prises dans les universités, comme par exemple une liberté restreinte concernant les voyages en avion ?

Alors que de nombreux politiciens de droite ont tenté de décrédibiliser les jeunes qui manifestaient pour le climat en les accusant de ne pas être cohérents, les multiples propositions émises dans les écoles (recyclage, voyages sans avion…) prouvent que c’est le contraire.

 

A votre avis, comment est-ce que la politique devrait répondre aux exigences de la jeunesse engagée pour le climat ?

Il y a une urgence climatique. Les scientifiques le répètent depuis des décennies. Et j’invite ceux qui en doutent à venir voir les glaciers dans mon canton.

La majorité du Parlement refusait de voir cette réalité jusqu’à présent. Mais grâce aux mobilisations massives des jeunes ces derniers mois, nous allons enfin dans la bonne direction, avec la nouvelle loi sur le CO2 votée au Conseil des Etats. C’est la preuve que les manifestations sont efficaces quand elles sont d’une certaine ampleur. L’objectif de cette loi est d’inciter les comportements plus respectueux de l’environnement. Pour cela, les taxes (sur les billets d’avions ou sur l’essence) ne peuvent pas être la seule réponse. Il faut aussi proposer des alternatives (transports publics, mobilité douce, mobilité électrique, trains de nuit vers les grandes villes européennes…). Nous commencerons le travail sur la loi sur le CO2 dans quelques jours en commission au Conseil national. Je m’engage pour une loi ambitieuse, à la hauteur de l’enjeu. Il nous faudra parallèlement investir massivement dans les énergies renouvelables, dont le solaire, qui a un énorme potentiel.

 

Comment l’accord-cadre peut-il être sauvé afin d’assurer la coopération avec l’UE dans le domaine de l’éducation ?

Il faut un accord où la protection des salaires n’est pas remise en question. Pour cela, nous avons besoin de maintenir nos mesures d’accompagnement permettant de contrôler le marché du travail et d’éviter le dumping salarial.

 

Est-ce que la Suisse devrait payer le montant nécessaire afin de rejoindre le programme Erasmus+ dès 2021 ?

La pleine association au programme Erasmus+ est une priorité. Je me suis beaucoup engagé dans ce dossier et nous avons réussi à faire passer une motion demandant au Conseil fédéral d’obtenir cette réassociation. Cela va se jouer dans ces prochains mois et je m’engage pour cela.

 

Selon vous, qu’est-ce qu’une rémunération adéquate pour les stagiaires ?

Je suis intervenu à plusieurs reprises sur cette thématique, notamment avec une motion demandant de mieux encadrer les stages (https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20183489). Des mesures sont nécessaires pour garantir que les stages ne soient pas des places de travail précaires masquées, et qu’ils restent un moyen de formation.

 

Que peut faire l’Etat pour favoriser des logements bon marché pour les étudiant-e-s ? Est-ce qu’il devrait vraiment s’en mêler ?

Oui, c’est le rôle de l’Etat de s’engager pour davantage de logements bon marché, non seulement pour les étudiant-e-s, mais aussi pour les familles et les petits revenus. Le peuple suisse se prononcera en février 2020 sur une initiative populaire de l’ASLOCA qui va dans ce sens. Je suis membre du comité d’initiative et m’engagerai dans cette campagne de votation.

 

Est-ce que les réfugié-e-s devraient avoir le droit au même accès aux universités et hautes écoles que les personnes de nationalité suisse ?

Oui, absolument. J’ai d’ailleurs déposé deux interventions parlementaires sur ce sujet à Berne :

 

Est-ce que vous pensez que les filières d’études économiquement rentables comme l’économie ou l’informatique devraient être soutenues par l’État plutôt que la musique ou la littérature ?

Non. Le but des études ne se limite à la rentabilité économique des futurs diplômé-e-s. Ayant étudié le français, l’histoire et la philosophie, je suis particulièrement sensible à cela.

 

Pourquoi y a-t-il moins de femmes que d’hommes qui étudient les sciences naturelles ?

Il y a un grand travail à faire pour favoriser davantage de mixité dans les différentes filières. Cela commence dès le plus jeune âge car les stéréotypes de genre sont encore trop présents dans notre société.