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Qualitätssicherung ja – aber richtig!

Seit Jahren klagen ProfessorInnen, Mittelbau und Studierende über die Qualitätssicherung. Sie sei zu teuer, zu bürokratisch, zu ineffizient. So berechtigt diese Kritik im Einzelfall auch sein mag, wird oft übersehen, worum es in der Qualitätssicherung gehen sollte: Das Setzen und Überprüfen von Anforderungen, die wir als Gesellschaft an die Hochschulen stellen. Wir Studierende haben daran ein immenses Interesse – schliesslich bestimmen wir, woran sich die Hochschulen bei der Ausgestaltung unserer Studien orientiert.
Die in der Schweiz geltenden Qualitätskriterien (Leitfaden, Seite 16) sind ein guter erster Schritt. Die regelmässige Evaluation von Seminaren und Vorlesungen ist ebenso notwendig für ein qualitativ hochwertiges Studium wie die Kommunikation dieser Prozesse oder ausreichend Hörsääle und Seminarräume.
Doch sie genügen nicht, richten sie doch einen sehr statischen Blick auf die Hochschulen, der die soziale Realität, in der sich die Institutionen bewegen, ignoriert. In seinen Perspektiven (Perspektiven zur Hochschullandschaft Schweiz, Seite 39) schlägt der VSS deshalb vier weitere Standards vor, die Hochschulen erfüllen müssen:

1. Gleichstellung: Hochschulen müssen die tatsächliche Chancengleichheit der Geschlechter herbeiführen und die so genannte horizontale und vertikale Segregation (ungleiche Verteilung von Frauen und Männern auf die Studienfächer und die akademischen Karrierestufen) bekämpfen.
2. Soziale Herkunft: Die Hochschulen müssen den sozialen Hintergrund ihrer Studierenden kennen und gewährleisten, dass niemand aufgrund seiner oder ihrer sozialen Herkunft ausgeschlossen wird.
3. Behinderung: Gleiches gilt für Behinderung: Studium und akademische Karriere müssen allen möglich sein. Niemand darf wegen körperlichen oder psychischen Beeinträchtigungen oder chronischen Krankhkeiten daran gehindert werden.
4. Migrationshintergrund: Ebenso muss beides für Menschen mit Migrationshintergrund und Angehörige sprachlicher oder ethnischer Minderheiten möglich sein.

Diese vier Standards sind keineswegs abschliessend, stellen aber das Fundament gerechter Hochschulen dar. Egal, ob Geschlecht, soziale Herkunft, Behinderung oder Migrationshintergrund: Für den Zugang zu Studium und akademischer Karriere dürfen diese Faktoren keine Rolle spielen. Qualitativ hochstehende Hochschulen sollten dies anerkennen und zu ihrer Politik machen.

zum Autor:
Dominik Fitze ist Mitglied des Vorstandes der StudentInnenschaft der Universität Bern (SUB) und Co-Präsident der Kommission für Soziales (SoKo) des VSS.

Le genre au quotidien

de: Virginie Lapaire, Co-Présidente de la commission d’égalité (CodEg)

Le genre au quotidien.

Le genre est un concept dichotomique complexe, utilisé notamment dans les sciences sociales. Le genre fait référence aux différences non biologiques (psychologiques, mentales, sociales, économiques, démographiques, politiques…) distinguant les femmes* et les hommes*. Dans la vie de tous les jours, le genre est, pour simplifier, un ensemble de normes qui permettent de définir ce qui fait une femme* ou un homme*. Ces normes évoluent (lentement) en parallèle avec la société. Mais pourquoi parler du genre au quotidien? En quoi le genre d’une personne est-il important ?
Pour voir à quel point les normes qui définissent le genre sont fortes, il suffit de jouer avec. La façon dont on s’habille, se coiffe, se maquille, est la première chose (et souvent la seule) que les autres perçoivent. Moi-même (genre : non merci ; de sexe biologique féminin), je choisis délibérément de transgresser les normes de genre. Je porte depuis plusieurs années les cheveux très courts et m’habille 90% du temps en jeans/t-shirt/baskets, sans maquillage (pas féminin, mais tellement pratique). C’est mon apparence de base, celle sur laquelle les gens se basent pour interagir avec moi. Mais que ce passe-t-il quand je décide de m’habiller de façon plus féminine, si je laisse pousser mes cheveux ? Les regards changent. Des proches ou des collègues complimentent mes choix vestimentaires. Des inconnu-e-s sont plus souriant-e-s et serviables. Et moi je m’énerve de constater que les gens changent leur façon d’interagir avec moi à cause de mon apparence.
Les personnes transgenres, des personnes dont l’identité de genre est différente de leur sexe biologique, sont malgré elles en première ligne quand il s’agit de discriminations liées au genre, et pas seulement de la part de personnes rencontrées au quotidien, mais également de la part des autorités.
Les personnes trans*, avant d’être officiellement autorisées à changer leur prénom et leur sexe sur leurs papiers d’identités, sont encore, dans la plupart des cantons suisses, forcées de subir au préalable des années de psychothérapie, une thérapie hormonale, diverses opérations de réassignation.
Et c’est là que l’on voit la perversité des normes de genre : l’Etat définit ce qui fait une femme* ou un homme*. Une personne trans* ne désirant pas suivre de thérapie hormonale ou/ni subir d’opérations ne peut actuellement, en Suisse, pas faire changer son prénom et est condamnée à présenter des papiers officiels ne correspondant pas à son identité de genre. Elle sera de facto forcée de révéler son identité transgenre à de multiples reprises. Un article du NZZ Campus
(http://campus.nzz.ch/politik/wenn-das-diplom-intimstes-offenbart) publié en janvier 2013 traite de cette thématique dans le contexte de la formation tertiaire. Les établissements tertiaires délivrent des diplômes selon l’identité officielle de chaque individu-e, mais certains établissements refusent même d’utiliser une autre identité à l’interne, ce qui peut s’avérer problématique au niveau des adresses mails et autres listes de présences à signer. Une personne transgenre* de devrait pas être forcée à révéler ou non son statut de trans* : c’est une décision personnelle.
Tout cela parce que la société définit chacun-e de ses membres comme une
femme* ou un homme*, selon des critères strictes qui ne sont en fait pas applicables à un grand nombre d’individu-e-s. Dans la plupart de ces cas, comme le mien, ce n’est pas important, mais dans certains autres, quand la liberté d’autodétermination de chacun-e est remise en cause, cela devient problématique.

Virginie Lapaire suit une formation pour l’enseignement secondaire I à l’Université de Fribourg. Elle est l’une des co-présidentes de la Commission d’égalité de l’UNES.

La santé des étudiant-e-s depuis Bologne

Le 14 décembre dernier, Luc Recordon a déposé une interpellation au Conseil des Etats qui portait sur la « pression croissante sur les étudiant-e-s ». Le but de cette interpellation était de soulever le débat sur la question de la santé des étudiant-e-s, principalement depuis l’entrée en vigueur de Bologne. Discutée le 21 mars dernier, l’interpellation a été liquidée. Le Conseil fédéral souhaite attendre quelques mois et également la publication de la prochaine enquête de l’OFS sur les étudiant-e-s prévue fin 2013, qui inclut des questions sur la santé, afin d’avoir des données plus concrètes sur la santé des étudiant-e-s.

Le lien entre application de Bologne et santé est intéressant et soulève plusieurs questions : que savons-nous de la santé des étudiant-e-s, physique et psychique ? La réforme de Bologne a-t-elle une influence, positive ou négative, sur l’état de santé des étudiant-e-s, mais également des professeur-e-s, chercheurs/euses, etc. ?

Il est souvent relevé que Bologne a rigidifié la structure des études. L’introduction, dans certaines hautes écoles, d’une durée limitée du temps d’études, l’organisation en paliers des cursus avec le passage au système bachelor/master ou encore l’introduction d’une propédeutique dans les études universitaires sont autant de modifications qui restreignent le cadre d’études, pour les étudiant-e-s mais également pour le corps enseignant. La thématique qui ressort de tout cela est celle de l’application de Bologne dans les hautes écoles ; en effet, un changement structurel ne peut se faire correctement sans un changement des méthodes pédagogiques et du contenu des enseignements. Les enseignant-e-s, sous pression également, ont-ils/elles eu le temps de repenser leurs cours en fonction du nouveau système ? Peuvent-ils/elles continuer à dispenser des enseignements de qualité ? Du point de vue des étudiant-e-s, le constat est alarmant : compacter une licence de 4 ans en 3 ans de bachelor, comme c’est souvent le cas par exemple, n’est pas pertinent et très difficile à réaliser pour les étudiant-e-s; n’oublions pas que plus de 75% des étudiant-e-s travaillent à côté de leurs études, que certain-e-s ont une charge de famille, des problèmes de santé et/ou sont indépendant-e-s financièrement. La charge de travail, qui a passablement augmenté, ne laisse que peu la possibilité aux étudiant-e-s dans ces situations de vie de pouvoir faire des études. Nous touchons ici à l’égalité des chances, qui est alors réduite pour les étudiant-e-s « non-lambda ». Le manque de flexibilité de certaines filières d’études, couplé à des erreurs de jeunesse dans la mise en conformité de certaines filières à Bologne, peut alors engendrer une détérioration des conditions d’études, qui se ressent ainsi sur l’état de santé des étudiant-e-s. Si nous n’avons plus de temps pour lire, pour faire du sport, pour avoir une vie sociale en dehors de nos études, pouvons-nous réellement suivre des études dans de bonnes conditions ? Le but est-il de mettre sa vie entre parenthèse le temps d’être formé-e ? Une formation peut-elle être suivie dans ces conditions ? Et surtout, devons-nous attendre des cas avérés de burn-out ou de maladies chroniques pour prendre des mesures ? J’espère que non.

Il est vraiment nécessaire qu’une étude soit réalisée sur la question de la santé des étudiant-e-s, au niveau national, afin de diagnostiquer les problèmes récurrents et de pouvoir sensibiliser les hautes écoles sur cette thématique, en leur offrant les moyens de trouver des solutions.

– Mélanie Glayre est membre du comité exécutif de l’UNES depuis mars 2013. Avant cela, elle a été co-présidente de la Commission sociale de l’UNES et co-présidente de la FAE (Fédération des associations d’étudiant-e-s de l’Université de Lausanne). Elle est étudiante en Master en Lettres à l’UNIL.

L’UNES publie régulièrement des blogs des personnes actives et alumnis dans la langue correspondante. Les contributions représentent l’opinion de l’auteur-e.

Hochschulen im Wettkampf

Schon zum zweiten Mal veranstaltete der vpod letztes Wochenende eine Hochschultagung zum Thema Hochschulen im Wettkampf. Anlass dafür war die Hochschulreform, die mit dem HFKG in der Umsetzung begriffen ist. Zwar hatte bereits das UFG (nicht aber das FHSG!) den Wettbewerb zwischen den Hochschulen vorgesehen. Nun aber ist der Wettbewerb nicht mehr blosse Nebenerscheinung sondern Zielvorgabe: Art. 3 lit. c HFKG statuiert ihn als gleichwertiges Ziel neben guter Lehre und Forschung sowie Durchlässigkeit und Mobilität. Sodann sollen nach lit. g die Hochschulen nach leistungsorientierten Grundsätzen finanziert werden.

Derartige Vorgaben sind angesichts der aktuellen Diskussionen im Hochschulbereich leider kaum überraschend: Parallel zur Einführung des New Public Managment an den Hochschulen, das im Sinne einer Effizienzsteigerung die Hochschulen der politischen Kontrolle zunehmend entzogen hat, entwickelte sich die Konstruktion eines Bildungsmarktes. In diesem Sinne ist die Forderung nach Profilbildung und Konkurrenz einem falschen Verständnis der Hochschullandschaft geschuldet: Statt anzuerkennen, dass sich Bildung nicht mit handelbaren Gütern vergleichen lässt und ein gerechtes und funktionierendes Hochschulsystem zu denken, wird das System mit einem Markt verwechselt und entsprechend daran herumgeschraubt.

Endgültig absurd wird die Zielvorgabe des Wettbewerbs, wenn man sich bewusst macht, dass die Hochschulen gleichzeitig zur Koordination angehalten werden. Konkurrenz und Koordination – beide Ziele in Einklang zu bringen, erscheint unmöglich. Derartige Widersprüche wurden an der Hochschultagung verdeutlicht und angeregt diskutiert – leider konnten sie auch vom Staatssekretär für Bildung, Forschung und Innovation, M. Dell‘ Ambrogio, nicht aufgelöst werden.

So blieb nichts anderes übrig, als dass sich die Teilnehmenden selbst Gedanken dazu machten, wie sie sich die Hochschulen der Zukunft wünschen – und vor allem, wie diese Vorstellung erreicht werden kann. Unter dem Titel „Lehrkultur und Forschungsbegriff: Was wir wollen, Visionen und Erfahrungen, die über die neuen Unternehmenskulturen hinausführen“ wurden Gestaltungsmöglichkeiten der Hochschulangehörigen diskutiert, um die eigene Utopie guter Lehre und Forschung zu verwirklichen. Hochschulen stehen im Dienste der Gesamtgesellschaft, darüber war man sich schnell einig. Sie dienen dem Erkenntnisgewinn und der Erarbeitung von Wissen und sollen als Stätten kritischer Denkfähigkeit einen wichtigen Platz in der Gesellschaft beibehalten. Dafür braucht es Gestaltungmöglichkeiten, auch und im Besonderen für die Studierenden: Eine wirkungsvolle Partzipation auf allen Ebenen muss dringend verwirklicht werden.

Manuela Hugentobler  ist seit Mai 2012 Vorstandsmitglied des VSS. Vorher war sie Co-Präsidentin der Hochschulpolitischen Kommission des VSS und mit dem Ressort Hochschulpolitik der skuba (Studentische Körperschaft der Universität Basel) betraut

Der VSS veröffentlicht in regelmässigen Abständen Blogbeiträge von Aktiven und Alumnis in ihrer jeweiligen Sprache. Die Beiträge repräsentieren die Meinung der Einzelpersonen.

En finir avec l’inégalité de chances

Les débats actuels sur les taxes d’études sont peu prometteurs pour les étudiant-e-s. Les décisions d’augmenter les taxes d’études à Berne, à Zurich et à St-Gall, parfois de manière différenciée selon l’origine des étudiant-e-s, en témoignent depuis ces deux dernières années. Ces augmentations renforcent toujours plus l’inégalité de chances dans l’accès à la formation et mènent à une aggravation de la sélection socio-économique.

La décision du Conseil des EPF de la semaine passée ne laisse pas espérer qu’il y aura un tournant. Le Conseil des EPF vient en effet d’abandonner le projet de doubler les taxes d’études de manière globale au profit d’une proposition parlementaire qui, en résumé, veut définir les taxes d’études sur le domicile fiscal des parents des étudiant-e-s, ce qui implique que les taxes, pour les personnes étrangères, pourraient être jusqu’à trois fois plus élevées.

L’argument souvent avancé d’assainir les budgets des hautes écoles ne tient pas: les taxes ne contribuent que de manière minimale aux financements des institutions de la formation (un à deux pourcents). Il ne s’agit donc pas d’un raisonnement financier mais politique: restreindre l’accès à la formation tertiaire – dans le cas actuel des EPF – encore plus pour les personnes venant de l’étranger. On ne peut nier, et ainsi discriminer, aux personnes le droit d’entamer des études avec comme raison qu’elles aient fait une formation antérieure à l’étranger. Ceci est d’autant plus étonnant que la Suisse a dit « oui » à une mobilité importante avec la signature de la déclaration de Bologne.

Les taxes d’études représentent pour les étudiant-e-s une partie importante du budget, et chaque augmentation rend la situation plus difficile. Les taxes d’études bâtissent donc une barrière à la formation, construite avec des éléments économiques. La formation est un bien public, qui doit être financé par les moyens publics, et qui doit donc être accessible indépendamment de la taille du portemonnaie des étudiant-e-s.

Il est temps d’oser placer l’argument de l’augmentation des moyens publics pour les hautes écoles au centre de la discussion et d’arrêter de se laisser se distraire par des arguments peu convaincants et discriminatoires. La formation doit être accessible à tous et à toutes – selon leurs capacités et intérêts.

 

Annina Grob ist seit Februar 2012 Generalsekretärin des VSS. Sie hat den Master in Sozioökonomie an der Universität Genf im Juni 2012 abgeschlossen.

LUNES publie régulièrement des blogs des personnes actives et alumnis dans la langue correspondante. Les contributions représentent lopinion de lauteur-e.