Communiqué de presse du 13 septembre 2018
La motion de Jérémy Savioz est acceptée sans opposition par le parlement valaisan ! L’UNES se réjouit de cette décision et remercie les parlementaires valaisans pour leur soutien. « En acceptant cette motion, le Valais se donne les moyens d’une réelle politique d’innovation et investit pour les travailleurs qualifiés de demain », souligne Ludmilla Dorsaz, co-présidente de l’UNES ».

Communiqué de presse

Communiqué de presse du 10 septembre 2018

Le 12 septembre 2018 les parlementaires valaisan-e-s voteront sur la motion du député vert Jérémy Savioz qui demande la ratification par le Valais du concordat intercantonal sur les bourses d’études. L’UNES soutient cette motion. La ratification de ce concordat est très importante pour obtenir une harmonisation de la situation des bourses en Suisse, afin de garantir l’égalité des chances dans l’accès à la formation, le libre choix du domaine de travail, ainsi que des conditions d’études adéquates pour les étudiant-e-s valaisan-ne-s. Le Valais est le seul canton romand qui manque encore à la liste des cantons signataires.

Communiqué de Presse

L’article publié le 20 juin 2018 dans le « Bund » et dans le « Tagesanzeiger » se base sur le rapport publié la veille sur l’éducation en Suisse élaboré sur mandat du Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation et de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique. Il avance que si les femmes sont moins nombreuses à occuper des postes à responsabilité, c’est notamment, car elles éviteraient la compétition.

Cette conclusion, en plus de ne pas être représentative du rapport sur lequel l’article prétend se baser est très critiquable. Elle accuse les femmes d’être responsables des inégalités dont elles sont victimes. Au contraire, comme le démontre l’étude A challenge to the meritocratic principle and to women’s careers – And what to do about it. publié en janvier 2018 par LERU (League of European Research Universities), si les femmes n’ont accès que de manière restreinte aux échelons les plus élevés dans le milieu académique, et ce même en comparaison en nombre de candidates, c’est principalement en raison de biais genrés implicites qui les défavorisent tout au long de leur carrière académique. Plus inquiétant encore, l’étude démontre que le problème est général dans l’ensemble de l’Europe et que la situation ne s’améliore aucunement malgré les efforts mis en place.

L’UNES revendique une garantie de l’égalité des chances au sens du même accès, des mêmes perspectives de succès et des mêmes possibilités de carrière. Pour ce faire, des changements dans la structure des hautes écoles et de la culture de recrutement au sein des disciplines scientifiques sont indispensables.

L’UNES demande que :

  • toutes les hautes écoles disposent de structures de promotion de l’égalité compétentes et dotées de moyens suffisants.
  • les aspects de sexe et d’égalité soient pris en compte pour chaque décision ayant des conséquences politiques ou structurelles sur la haute école.
  • les postes vacants soient mis au concours publiquement et que les annonces s’adressent explicitement aux femmes. Les candidates potentielles doivent par ailleurs être explicitement invitées à déposer leurs dossiers.


  • Pour plus d’informations, merci de vous adresser à : Mathilde Jaccard, membre du comité exécutif

    L’actuel Conseil suisse de la science (CSS) demandait déjà en 2006 une harmonisation des bourses, l’évaluation continue de l’efficacité du système, ainsi que la coordination des frais d’études avec les instruments de financement de la formation.

    Lors de la séance du CSEC-N du 24 mai 2018, l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) ainsi que l’Association générale des étudiant-e-s de l’Uni Fribourg (AGEF) ont signalé que des améliorations sont toujours nécessaires dans le domaine des bourses et des frais d’études. L’UNES va également affirmer la position des étudiant-e-s au cours de la Conférence intercantonale des bourses d’études (CIBE) de ce jour.

    « La Confédération devrait au plus vite réévaluer à la hausse les dépenses pour les bourses d’études, qui ont été sévèrement amputées par la péréquation financière nationale. C’est le prérequis pour que des bourses suffisantes puissent être proposées à toutes les personnes qui en dépendent, » affirme Jonas Schmidt, coprésident de l’UNES.

    D’autres problèmes doivent être abordés avec les administrations cantonales : la longueur des délais de traitement, les seuils d’exonération trop bas (pour les activités rémunérées complémentaires), mais aussi le remplacement partiel des bourses par des prêts (comme à Lucerne et en ce moment en Argovie). Ces problèmes empêchent un parcours académique rapide et sans accrocs, et peuvent causer l’abandon des études.

    L’UNES demande ceci : Tou-te-s les étudiant-e-s doivent bénéficier des mêmes conditions générales de formation ; et ce non seulement en théorie, mais aussi au quotidien. Les difficultés financières ne doivent pas bloquer l’accès aux études à des personnes qualifiées. »

    Pour plus d’informations, merci de vous adresser à : Jonas Schmidt, coprésident

    A l’occasion de la semaine d’action contre les coupes faites dans la formation, nous aimerions à nouveau souligner que l’égalité des chances dans le domaine de la formation dans les hautes écoles n’est toujours pas atteinte. Si une personne a la possibilité d’étudier dans une haute école, c’est encore trop souvent en fonction de ses origines, de sa position sociale ou de ses moyens économiques.

    C’est pourquoi l’UNES salue l’engagement des étudiant-e-s qui se sont engagé-e-s au cours de cette semaine d’action. « A nos yeux, c’est une honte que, dans un pays comme la Suisse, des étudiant-e-s soient amené-e-s à manifester pour l’accès à quelque chose qui devrait normalement aller de soi », affirme Jonas Schmidt, co-président de l’UNES.

    Nous demandons aux décideurs et décideuses, qu’ils soient actifs dans le monde de la politique, dans les cantons ou dans les hautes écoles, de prendre conscience de leurs responsabilités et d’agir en fonction. Nous posons les exigences suivantes :

  • Les taxes d’études des hautes écoles suisses ne doivent pas être augmentées.
  • Les cantons doivent être contraints à harmoniser leur système de bourses.
  • L’exemption de taxes en rapport avec les moyens de chacun doit être introduite dans toutes les hautes écoles, tant que les taxes d’études ne sont pas abolies.
  • La participation estudiantine et l’implication des étudiant-e-s dans les prises de décision doivent être maintenues et renforcées.
  • La Confédération et les cantons doivent à l’avenir, en fonction de la hausse du nombre d’étudiant-e-s, mettre plus de moyens à disposition en faveur de la formation tertiaire et de la recherche.
  • Pour plus d’informations, merci de vous adresser à : Jonas Schmidt, coprésident