Aujourd’hui, Monsieur le Conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann s’exprime dans le «24 Heures» au sujet de l’initiative sur les bourses d’études soumise en votation populaire le 14 juin prochain pour, notamment, attester de la qualité du travail effectué dans le cadre de l’initiative. Ceci nous réjouit. Néanmoins, ses propos concernant le coût et les objectifs de l’initiative sont absolument incompréhensibles, ces derniers ne sont de loin pas atteints!

«Seule l’initiative garantit un système de formation équitable afin d’assurer que personne ne renonce, pour des raisons financières, à se former dans le cadre d’une maîtrise fédérale ou d’un diplôme académique» souligne Iván Ordás Criado de la Direction de l’Union des Étudiant-e-s de Suisse (UNES). Le Contre-projet indirect du Conseil fédéral, est présenté comme un grand succès, alors qu’il n’est, au mieux, qu’un pas timide et partiel dans le sens d’un système de formation plus équitable. Si la compétence quant à l’attribution des allocations de formation reste en main des cantons, alors la réalisation de l’égalité des chances pour les étudiant-e-s de toutes les régions du pays ne restera qu’un vœu pieux.

Monsieur Schneider-Ammann colporte dans cette interview plusieurs chiffres et arguments erronés concernant le coût de l’initiative. Il est vrai qu’un coût supplémentaire d’environ 120 mio de francs sera engendré, or, dans la perspective des coûts liés au manque de main d’œuvre qualifiée, ce montant ne constitue pas une dépense supplémentaire mais bien un investissement nécessaire dans le système de formation afin de prévenir ce phénomène. À quoi cela sert-il de financer des universités et une formation professionnelle supérieure reconnues et admirées dans le monde entier si les personnes compétentes pour s’y former doivent renoncer pour des raisons financières?

Iván Ordás Criado nous rappelle une autre fausseté que colportent nos opposants: «une allocation à la formation ne constitue jamais un « salaire minimum » aux étudiant-e-s malgré ce qu’ils essaient de faire croire. D’ailleurs, cela démontre la faiblesse de leurs arguments. Seules les personnes répondant à des critères stricts et précis et ayant démontré leurs difficultés reçoivent donc une aide adapté à leurs besoins. Ceci ne changera d’ailleurs pas en cas d’acceptation de l’initiative sur les bourses d’études. Nous demandons l’équité, les mêmes règles du jeu pour toutes et tous, ni plus, ni moins!» Le calcul du montant d’une bourse d’étude doit être basé sur les frais effectifs liés au lieu de formation en fonction du coût de la vie locale. Une formation à Neuchâtel ne représente au final pas le même coût qu’une formation à Genève.

Pour l’UNES :

Iván Ordás Criado (fr)Maxime Mellina (fr)

CP Initiative bourses d’études

Lea Meister a été élue en tant que vice-présidente de l‘ ESU – Les étudiant-e-s européen-ne-s soutiennent l’Initiative des bourses d‘études

L’Assemblée des Unions des étudiant-e-s d’Europe (ESU) a élu dans la nuit de samedi Lea Meister au poste de vice-présidente. L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) félicite cordialement Lea. Ce même jour, l’Assemblée a décidé de soutenir l’initiative des bourses d’études.

L’Assemblée des Délégué-e-s des Unions des étudiant-e-s européen-ne-s a élu Lea Meister au poste de vice-présidente. Cet événement s’est produit hier soir, lors de son Assemblée des Délégué-e-s à Erevan, en Arménie. Elle prendra ses nouvelles fonctions le 1er Juillet 2015. Lea Meister a commencé son engagement à l’UNES en 2009 en tant que co-présidente de la Commission internationale et solidarité. A ce titre, elle a représenté l’UNES depuis 2010 au sein de l’Assemblée des Délégué-e-s de l’ESU. En 2013, elle est devenue membre du Comité exécutif de l‘UNES, et cela jusqu’à son élection en juillet 2014 en tant que membre du Comité exécutif de l’ESU. Elle était en parallèle (de 2012 à 2014) experte du processus de Bologne auprès de la CRUS. Elle a également été co-présidente de la faîtière estudiantine de l’Université de Bâle (skuba) et membre active de son Conseil des étudiants. L‘UNES est extrêmement heureuse que l’une de ses « anciennes » préside la représentation des étudiant-e-s européen-ne-s, durant les 12 prochains mois. Lea est une personne très engagée et compétente, l‘UNES est convaincue qu’elle va accomplir sa tâche de la meilleure des façons.

A noter, qu’ont également été élu-e-s, Blazhe Todorovski de Macédoine en tant que deuxième vice-président et Fernando Palomares d’Espagne en tant que président ainsi que sept membres du Comité exécutif.

L’Assemblée des Délégué-e-s de l‘ESU a également décidé à l’unanimité de soutenir l’initiative sur les bourses d’études de l‘UNES. « L’accès équitable à l’éducation est d’une importance capitale ! L’initiative sur les bourses d’études de l‘UNES permettrait de le réaliser en Suisse», explique Stephan Rodriguez, membre du Comité exécutif de l‘UNES. Comme l‘UNES, l‘ESU s’engage constamment pour un accès équitable à l’éducation. Cette prise de position de l’Assemblée des Délégué-e-s réaffirme le soutien constant de l’ESU à l’initiative de bourses d’études.
ESU supports the Swiss Grant Initiative

Iván Ordás Criado (f/d)Simone Widmer (d/f)

ESU_Board_2015-2016

L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) confirme que seule l’initiative sur les bourses d’études représente une solution viable et durable à l’actuel déséquilibre dans l’attribution des aides à la formation. La Suisse doit investir dans la formation et se renforcer ainsi en tant que place économique et de formation.

Johann N. Schneider-Ammann, Conseiller fédéral, et Christoph Eymann, président de la CDIP, ont présenté aujourd’hui lundi, 13.4.2015, leurs arguments contre l’initiative sur les bourses d’études de l’UNES. Les contre-mesures de la Confédération et des cantons sont insuffisantes ; seule l’initiative permet l’équité dans l’accès à la formation supérieure. L’initiative demande que les 26 systèmes cantonaux de bourses d’études soient harmonisés. A l’heure actuelle, ces derniers diffèrent massivement et chaque canton applique ses propres critères d’octroi. Ceci est extrêmement inéquitable, hautement bureaucratique et affaiblit au final l’égalité des chances dans l’accès à la formation.

Les personnes qui souhaitent entreprendre une formation dans une école professionnelle, une haute école spécialisée, une EPF ou une université, et qui ont besoin d’une bourse d’études doivent avoir les mêmes possibilités, et ce, partout en Suisse. Actuellement, cela dépend avant tout du canton d’origine. Luisa Jakob, coordinatrice de campagne de l’UNES, affirme : « Aujourd’hui, le lieu d’habitation décide de l’octroi ou non d’une bourse. Une personne qui habite Lausanne a plus de chances que celle qui vient de Schaffhouse. Ni le Concordat de la CDIP ni le contreprojet du Conseil fédéral ne résolvent le problème entièrement ; pour cette raison, le peuple doit accepter l’initiative sur les bourses d’études. » Le manque actuel de main d’oeuvre dans plusieurs branches demande également que les possibilités d’entreprendre la meilleure formation possible soient augmentées, et ce indépendamment des situations financières individuelles. Seule l’initiative sur les bourses d’études de l’UNES permet la mise en place d’un système de bourses d’études unifié et national qui permet à toutes et à tous d’obtenir le diplôme qu’ils et elles souhaitent. « Que ce soit pour des diplômes fédéraux, pour des études de médecine ou un diplôme d’une haute école spécialisée, l’initiative aide toutes celles et tous ceux qui n’ont pas les moyens de suivre une formation », poursuit Luisa Jakob.

La Confédération et les cantons se sont retirés de cette responsabilité de manière insidieuse ces vingt dernières années. Les subventions fédérales ont été réduites jusqu’à 75%. Grâce à la pression de l’UNES et de son initiative, la révision de la loi sur les contributions à la formation a été initiée. Elle prévoit, certes, une redistribution des fonds, mais ne suffit pas à couvrir les besoins réels en volume des bourses d’études.

Un OUI à l’initiative sur les bourses d’études le 14 juin est la seule solution – car la formation c’est l’avenir !

Contact: Iván Ordás Criado
Membre de la Direction UNES
ivan.ordas@vss-unes.ch
076 425 78 19

Retrait de la skuba

L’Union des Étudiant-e-s de Suisse (UNES) déplore la décision de retrait de l’Union de la Corporation estudiantine de l’Université de Bâle (skuba).

Suite à la décision prise par le Conseil des Étudiant-e-s la Corporation estudiantine de l’Université de Bâle (skuba) a annoncé son retrait de l’Union des Étudiant-e-s de Suisse pour la fin de l’année 2015. L’UNES déplore cette décision. Non seulement les étudiant-e-s de l’Université de Bâle ne seront plus représenté-e-s au niveau national et international mais en plus les échanges réguliers avec d’autres organisations estudiantines, rendus possible par l’organisation faîtière commune,ne seront plus assurée.

L’UNES et ses Sections comprennent la situation financière précaire dans laquelle la skuba se retrouve. La preuve en est que les Sections de l’Union ont récemment et solidairement financé la réduction de la cotisation de la skuba. L’UNES exprime son regret quant à la renonciation de la participation des étudiant-e-s de Bâle à l’association nationale – et donc la possibilité de contribuer de manière directe et constructive à la politique suisse des hautes écoles – semble avoir été sacrifié au profit du remboursement de leur dette actuelle.

Iván Ordás Criado (f/d)Simone Widmer (d/f)

L’initiative du PDC « Aider les familles! » a été refusée par le peuple et les cantons ce dimanche 8 mars 2015. L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) salue, bien qu’elle ne se soit pas prononcée sur cette initiative durant la campagne, la nécessité d’avoir de vraies mesures pour aider les familles et admet que la question posée par le PDC était légitime. En Suisse, de nombreux/ses étudiant-e-s habitent encore chez leurs parents et dépendent de leur aide financière mais trop peu bénéficient d’aides à la formation. L’initiative de l’UNES « pour une harmonisation des bourses d’études » compte remédier à ce problème et propose une véritable solution pour aider les familles à financer les études de leurs enfants.

Selon la récente étude menée conjointement par différents offices des statistiques européens1, plus de 40% des étudiant-e-s en Suisse habitent toujours chez leurs parents durant leurs études et 40% du budget moyen de celles et ceux qui vivent seul-e-s dépend encore directement de l’aide financière de leur famille . Parallèlement, la part des bénéficiaires des aides publiques à la formation est, en Suisse, parmi les plus faibles d’Europe. En effet, en 20 ans cette part a diminué d’environ de 12% à 7%2. Il est donc nécessaire de remédier à cette situation, de proposer une véritable solution pour aider les familles à financer les études de leurs enfants et de présenter une claire amélioration du système suisse des aides à la formation.

L’initiative populaire fédérale pour « l’harmonisation du système suisse des bourses d’études », soumise au vote populaire le 14 juin prochain, a pour objectif d’harmoniser les montants ainsi que les critères d’octroi des bourses au niveau fédéral. Cette harmonisation vers le haut permettra avant tout d’éviter les cas de jeunes renonçant à se former parce que leur famille ne peut les soutenir financièrement ou parce qu’ils sont domiciliés dans un canton qui finance peu les aides à la formation. Une harmonisation nécessaire pour un système équitable et grâce à laquelle les cantons devront enfin investir suffisamment pour l’avenir de la formation dans notre pays !

(1)Social and Economic Conditions of Student Life in Europe. Synopsis of Indicators. Eurostrudent V 2012-2015, HAUSCHLIDT Kristina (dir.), GWOSC Christoph, NETZ Nicolai, MISHRA Shweta, Bielefed : W. Bertelsmann Verlag, 2015. http://www.eurostudent.eu/download_files/documents/EVSynopsisofIndicators.pdf
(2)RTS, Les bourses d’études se font de plus en plus rares en Suisse, 15. September 2014. http://www.rts.ch/info/suisse/6144035-les-bourses-d-etudes-se-font-de-plus-en-plus-rares-en-suisse.html

Maxime Mellina, membre du comité exécutif (maxime.mellina@vss-unes.ch)
Luisa Jakob, Coordinatrice de campagne Suisse alémanique (luisa.jakob@vss-unes.ch)