L’exemple du canton de Lucerne montre que le concordat sur les bourses d’études risque d’échouer : fin juin, le gouvernement lucernois a annoncé sa volonté de couper le budget pour les bourses et les prêts de cette année, signifiant ainsi une baisse de près de 27 % des dépenses pour les aides à la formation, depuis son adhésion au concordat sur les bourses d’études. L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) demande à la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) de renforcer les règles du concordat afin d’atteindre le but de l’harmonisation du système des bourses d’études.

CP concordat bourses

La plus grande ressource que les réfugié-e-s possèdent, c’est elles et eux-mêmes ainsi que l’expérience qu’ils et elles apportent. De ce fait, développer ce potentiel par la formation en Suisse est un investissement significatif et efficace pour l’avenir. A l’occasion de la journée nationale des réfugié-e-s, l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) demande « la formation avant le travail » dans le processus d’intégration.

Dans le cadre de son projet « perspectives-études », l’UNES se positionne depuis décembre 2015 pour l’accès aux études supérieures des réfugié-e-s qualifié-e-s. Lorsqu’il s’agit de rendre les ressources des réfugié-e-s utiles à la société, il existe encore beaucoup de champs d’action possibles en Suisse. Une pratique restrictive de la reconnaissance des qualifications étrangères et des possibilités limitées des services sociaux empêchent la gestion flexible de la situation, car trop peu de moyens sont investis dans le potentiel.

« Il ne s’agit pas de permettre un accès équitable aux études supérieures de manière passive », dit la co-présidente Gabriela Lüthi « Il s’agit surtout de promouvoir activement le potentiel de toute-s les membres de notre société en investissant dans l’éducation, y compris celui des réfugiée-s ». Pour permettre une intégration durable, l’éducation supérieure ne devrait pas être négligée.

L’analyse fait par le projet ainsi que l’expérience tirée de projets étudiants d’auditeurs et auditrices libres montre clairement ceci : « Pour que les réfugié-e-s développent leur potentiel, pour elles et eux-mêmes et pour la société, il faut prendre deux mesures importantes : premièrement, leur potentiel doit être reconnu et deuxièmement, il faut faire le lien entre les compétences déjà acquises et les qualifications demandées au moyen d’une formation ou d’une formation de rattrapage » dit Martina von Arx, directrice du projet.

Par conséquent, l’UNES demande des clarifications du potentiel au début du processus d’asile ainsi qu’une stratégie d’intégration durable, qui promeut la formation au lieu du travail peu qualifié. Elle s’en tient aux exigences de la CDIP. Elle incite les hautes écoles à faire attention à l’utilisation de conditions d’admission qui garantissent de façon pragmatique la qualité sans créer de barrières inutiles dans l’accès aux études. Pour réduire les obstacles financiers, des bourses d’études doivent être accessibles.

L’investissement en vaut la peine. Une bonne éducation et une intégration qui corresponde au marché du travail est non seulement bonne à long terme pour le système de sécurité sociale, qui se reflète dans les recettes fiscales, mais empêche également les coûts sociaux. Pour ce faire, nous devons permettre les opportunités et donner le soutien dont les réfugié-e-s ont besoin pour s’intégrer dans notre société. Cela inclut aussi l’accès aux hautes écoles.

Pour plus d’informations, nous restons à votre disposition :
Gabriela Lüthi
Martina von Arx

CP journée du réfugié

Se former dans une haute école sollicite beaucoup de ressources ; pouvoir se loger à un prix abordable est une nécessité. L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) a adopté une prise de position à ce sujet lors de sa 168ème Assemblée des Délégué-e-s qui a eu lieu du 29 au 30 avril 2017 à Zurich et a été organisé par le VSETH. La perméabilité entre les différents types de hautes écoles ainsi que les actualités sur Erasmus+ y ont également été discutés.

En Suisse, les hautes écoles se trouvent majoritairement dans des villes connaissant une pénurie de logement et donc aux loyers élevés. Mais les étudiant-e-s ont très souvent un budget restreint et ont besoin de logements fonctionnels, aux loyers abordables et idéalement se trouvant aux abords de la haute école, afin d’éviter les longs trajets et donc le prix du transport y étant lié. L’UNES appelle les cantons, les villes et les hautes écoles à s’engager pour des logements accessibles et à loyer abordable.

Autre thème important abordé ce week-end : Erasmus+, le programme de mobilité européen. En effet, jeudi passé, le Conseil fédéral a appris aux étudiant-e-s déçu-e-s qu’il n’envisageait pas l’adhésion à Erasmus+ avant 2021, année du lancement du programme qui le remplacera. L’UNES trouve cette stratégie présomptueuse ; lorsque l’on quitte la table des négociations, il est difficile d’y retrouver une place. En prenant le risque de ne pas être admise dans le programme qui succédera à Erasmus+, la Suisse dédaigne le grand nombre d’étudiant-e-s et de jeunes pouvant bénéficier de la mobilité internationale.

La comptabilité était aussi au menu de cette AD zurichoise. Les comptes annuels ont été présentés et adoptés par les délégué-e-s, qui ont, dans la foulée de l’exercice de leur droit de vote, élu une nouvelle et un nouveau membre, respectivement Lia Zehnder (Université de Fribourg) et Jonas Schmidt (HES de Berne). Le Comité exécutif s’en trouve ainsi renforcé.

Pour finir, le Professeur Helbig de l’EPFZ a exposé les dérives de la numérisation à outrance tout en donnant des pistes pour que les possibilités immenses du monde numérisé puissent être exploitées démocratiquement et équitablement. Il a rappelé aux délégué-e-s l’importance du rêve et de la créativité qui permettent d’agir et de construire et a déploré que la faculté à rêver soit si peu valorisée à notre époque. On reproche souvent aux étudiant-e-s de n’avoir pas les pieds sur terre ; leurs rêves sont pourtant indispensables à la construction d’un monde plus équitable qui permet à toutes et tous de suivre la formation… de leurs rêves.

Pour plus d’informations, merci de vous adresser à :
Gabriela Lüthi, Coprésidente de l’UNES

Communiqué de Presse

Aujourd’hui, les étudiant-e-s de nombreuses hautes écoles de Suisse mènent une action afin de demander la reprise immédiate des négociations pour une adhésion de la Suisse à Erasmus+. Si la Suisse devait rester exclue du programme d’échange, elle risque, à long terme, une forte restriction de la mobilité étudiante.

Aujourd’hui, les étudiant-e-s de nombreuses hautes écoles suisses ont mené des actions dans le but de demander la reprise immédiate des négociations pour une adhésion de la Suisse à Erasmus+. « Si la Suisse ne cherche pas rapidement à adhérer à Erasmus+, alors elle risque une restriction encore plus importantes des possibilités d’échanges pour les étudiant-e-s suisses », affirme Josef Stocker, co-président de l’UNES. « L’adhésion à Erasmus+ est de plus essentielle pour la coopération internationale dans les domaines de la formation et de la jeunesse », ajoute Stocker. Les organisations de jeunesse seront particulièrement pénalisées par la non-adhésion

Dans le cadre de la journée d’action, les étudiant-e-s émettent trois revendications principales :

Le 11 avril, les associations étudiantes de plusieurs hautes écoles suisses vont mener des actions afin que la Suisse puisse être réassociée à Erasmus+ au plus vite.

Au début de l’année, les médias ont fait savoir au grand public que la réassociation de la Suisse à Erasmsus+ n’était explicitement plus une priorité pour la Confédération, et qu’une adhésion au programme successeur à Erasmus+ ne serait envisagée qu’à partir de 2021. Auparavant, le conseil fédéral avait pourtant toujours affirmé qu’après la mise en œuvre de l’initiative contre l’immigration de masse, une adhésion à Erasmus+ serait visée. Cette façon de faire est inacceptable aux yeux de l’UNES.

Pour cette raison, l’UNES et ses sections vont mettre en place, le 11 avril prochain, une journée d’action, lors de laquelle différentes actions seront menées dans les hautes écoles. Le point central de cette journée sont les revendications suivantes :
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  • Des négociations immédiates pour une adhésion à Erasmus+ !
  • Une adhésion complète à Erasmus+, le plus rapidement possible !
  • D’ici à l’adhésion complète, une solution transitoire adéquate !


Contact:Josef Stocker

CP journéé d’action