Bologna

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Le 11 avril, les associations étudiantes de plusieurs hautes écoles suisses vont mener des actions afin que la Suisse puisse être réassociée à Erasmus+ au plus vite.

Au début de l’année, les médias ont fait savoir au grand public que la réassociation de la Suisse à Erasmsus+ n’était explicitement plus une priorité pour la Confédération, et qu’une adhésion au programme successeur à Erasmus+ ne serait envisagée qu’à partir de 2021. Auparavant, le conseil fédéral avait pourtant toujours affirmé qu’après la mise en œuvre de l’initiative contre l’immigration de masse, une adhésion à Erasmus+ serait visée. Cette façon de faire est inacceptable aux yeux de l’UNES.

Pour cette raison, l’UNES et ses sections vont mettre en place, le 11 avril prochain, une journée d’action, lors de laquelle différentes actions seront menées dans les hautes écoles. Le point central de cette journée sont les revendications suivantes :
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  • Des négociations immédiates pour une adhésion à Erasmus+ !
  • Une adhésion complète à Erasmus+, le plus rapidement possible !
  • D’ici à l’adhésion complète, une solution transitoire adéquate !


Contact:Josef Stocker

CP journéé d’action

Communiqué de Presse de l’UNES du 19.09.2014

La prolongation de la solution transitoire décidée aujourd’hui par le Conseil fédéral n’est qu’un premier pas. Néanmoins, elle ne représente qu’une solution à minima qui ne garantit pas la pérennité des échanges estudiantins. L’Union des Étudiant-e-s de Suisse (UNES) demande au Conseil fédéral et à l’Union européenne de trouver une solution stable à long terme aussi vite que possible. L’objectif reste une adhésion de la Suisse au programme Erasmus+.

La prolongation de la solution transitoire décidée par le Conseil fédéral était nécessaire. Cependant, elle permet uniquement d’assurer à des milliers d’étudiant-e-s qui restaient dans l’incertitude que leur séjour pourra bien avoir lieu ce printemps. La solution actuelle ne garantit pas les échanges estudiantins sur le long terme: « Nous nous demandons que se passera-t-il après ces deux ans ? Une nouvelle solution transitoire pleine d’incertitudes pour les étudiant-e-s et les Hautes Écoles ? » se demande Iván Ordás Criado, membre de la Direction de l’UNES. « La seule solution certaine à long terme est de réintégrer le programme Erasmus+ »

La situation actuelle est peu claire. La Confédération n’informe pas sur le cadre des négociations concernant la mobilité estudiantine. Quand on voit la solution trouvée la semaine dernière pour Horizon 2020, à savoir l’association partielle, cela prête à penser qu’une solution analogue peut être trouvée. « La Confédération doit aller au-delà de la situation transitoire pour réintégrer Erasmus+ et répondre ainsi définitivement à l’incertitude actuelle », et Iván Ordás Criado de poursuivre, « Il n’y a que comme ça que la sérénité pourra regagner nos Hautes écoles. Seule l’adhésion à Erasmsus+ garantira la pérennité des échanges estudiantins européens à long terme. »

Veuillez contacter la Direction de l’UNES pour plus d’information.

Communiqué de presse de l’UNES du 12 juin 2014

Dans sa séance d’aujourd’hui, le Conseil national a adopté une motion demandant au Conseil fédéral de prendre les mesures nécessaires afin que la Suisse soit le plus rapidement possible affiliée aux programmes d’échanges Erasmus+ et de recherche Horizon 2020. L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) salue la volonté politique d’une affiliation rapide aux deux programmes.

Aujourd’hui 12 juin 2014, le Conseil national a adopté la motion de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N) « Erasmus plus et Horizon 2020. Eclaircir la situation des étudiants, des chercheurs, des hautes écoles et des entreprises ». Cette motion vise principalement à évaluer les conséquences de la suspension de la négociation de la participation de la Suisse aux programmes Erasmus+ et Horizon 2020, ainsi qu’à inciter le Conseil fédéral à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer une affiliation rapide de la Suisse aux deux programmes européens et à atténuer les conséquences négatives de la période de non-affiliation. Pour rappel, suite à l’adoption le 9 février 2014 de l’initiative sur l’immigration de masse par le peuple suisse, la Commission européenne avait suspendu les négociations sur la participation de la Suisse aux programmes Erasmus+ et Horizon 2020. La libre circulation des personnes étant une condition fondamentale à ces deux programmes, et l’initiative allant à l’encontre de cette dernière, la Suisse n’était plus en mesure de remplir les conditions pour une adhésion complète à Erasmus+ et Horizon 2020.

L’UNES se réjouit particulièrement du vote du Conseil national, qui représente un signe fort de la reconnaissance de l’importance de l’internationalisation du paysage suisse des hautes écoles et de l’importance de la participation de la Suisse à la construction et au développement du paysage européen de l’éducation supérieure.
En plus d’une affiliation rapide à Erasmus+ et à Horozon 2020, la motion demande explicitement d’éclaircir la situation actuelle de toutes les personnes touchées par la non-affiliation. Il s’agit pour l’UNES également d’une nécessité, puisque les mesures prises à l’heure actuelle ne sont pas encore suffisantes et ont été prises un peu tard; de nombreuses personnes, étudiant-e-s, apprenti-e-s, jeunes, ont dû renoncer à un échange et les conséquences sur la suite de leur parcours sont peu connues. Une affiliation complète le plus rapidement possible doit être le but du Conseil fédéral pour l’avenir de la Suisse comme lieu de formation et de recherche.

L’UNES salue la décision du Conseil national et espère que le Conseil des Etats saura également reconnaitre la nécessité d’une affiliation rapide de la Suisse aux programmes Erasmus+ et Horizon 2020.

Ein Bekenntnis zur Bildung

Die Schweiz hat viele Baustellen in der Hochschullandschaft. Während die einen an der Verdoppelung der Studiengebühren rumwerkeln, haben einige Kantone nichts Besseres zu tun, als ein Sparpaket nach dem anderen zu verabschieden, und scheibchenweise die Universitäten finanziell auszubluten. Nicht zuletzt zeigt die erzwungene Heirat von Wissenschaft und Wirtschaft im neuen WBF-Departement eine bedenkliche gedankliche Verknüpfung in den Köpfen einiger PolitikerInnen. Bildungspolitik wird insbesondere über den Franken gemacht; Economiesuisse möchte Studiengebühren von 10‘000 Franken jährlich, der Kanton Bern scheint die Universität schliessen zu wollen um sein strukturelles Defizit zu lösen, und die Universität Zürich benennt sich vielleicht ja bald in „University of UBS“ um.

Ammenmärchen? Leider dominiert in der Schweiz die Wirtschafts- und Finanzpolitik, Studierende werden zur Kasse gebeten und Hochschulen in die Abhängigkeit von Drittmitteln gezwungen. Dabei müsste die Schweiz mal über eine Perspektive der Hochschullandschaft Schweiz sprechen, statt über Sparmöglichkeiten.

Nach der Umsetzung von „Bologna“ (einer reinen Struktur aus BA-MA-PhD und ECTS) braucht die Schweiz jetzt eine Offensive in der Lehre. Qualitätsentwicklung statt minimale Qualitätssicherung, progressive Unterrichtsmethoden, eine Verbesserung der Betreuungsverhältnisse und eine Flexibilisierung des Studiums. Nicht zuletzt wäre ein Aufbruch der feudalen Lehrstuhlstrukturen notwendig, um die Hochschulen dynamischer zu machen und so den Freiraum für Weiterentwicklung zu schaffen.

Wird das neue Hochschulförderungs- und Koordinationsgesetz (HFKG) als aktuellste Baustelle neue Bewegung in die Hochschulbildung Schweiz bringen? Die Reorganisation der (politischen) Hochschullandschaft wäre die Chance, über die Koordination der Hochschultypen und Institutionen Meilensteine für die Weiterentwicklung zu setzen und zu erreichen. Dafür braucht es aber mehr als bildungsbürokratische Reformitis, sondern ein Bekenntnis zum Bildungswesen und seiner Qualität – für alle!

Dafür muss die Schweiz aber den Bildungsföderalismus und dadurch das kleinräumige Denken aufgeben. Statt jedem zweiten kantonalen Parlament die Möglichkeit geben, über die Geschicke einer Hochschule zu entscheiden, braucht es eine gemeinsame Strategie. Denn im 2022 soll die Schweiz die Goldmedaille abholen für die besten Betreuungsverhältnisse, den Einbezug der Studierenden in der Gestaltung der Lehre, modernste Bildungstechnologien, innovative Lernmethoden und ein harmonisiertes Stipendienwesen.

Der erste Schritt dazu ist die Bildungspolitik von den FinanzpolitikerInnen und ihrer Sparwut befreien.

 

– Clau Dermont ist seit Januar 2012 Vorstandsmitglied des VSS zuständig für Hochschulpolitik. Er studiert Politikwissenschaft im Master an der Universität Bern und war vor seinem Mandat beim VSS zwei Jahre im Vorstand der StudentInnenschaft der Universität Bern.

L’UNES publie régulièrement des blogs des personnes actives et alumnis dans la langue correspondante. Les contributions représentent l’opinion de l’auteur-e.

adoptée le 1 septembre 2012 à l’assemblé des délegué-e-s extraordinaire de l’UNES a Zurich

Dans le cadre de la Réforme de Bologne, la notion d’employabilité, entre autre, a fait son apparition. L’ « employabilité » est un concept difficile à définir. Il signifie plus que la simple accession au marché du travail. Il s’agit de le considérer comme un des buts de l’université et peut aussi bien décrire le développement de compétences académiques que le développement de compétences relatives aux chances d’obtenir un emploi sur le marché du travail.

La European Higher Education Area (EHEA) considère l’employabilité comme l’un de ses buts les plus importants et comme une priorité pour les hautes écoles. Elle est décrite comme suit: « ability to gain initial employment, to maintain employment, and to be able to move around within the labour market ».

Bien que la volonté de la majorité des étudiant-e-s ait toujours été de s’intégrer dans le marché du travail après les études, et qu’ainsi la notion d’employabilité ait toujours intrinsèquement existé, les changements amenés par la Réforme de Bologne ont accentué les réflexions autour de cette notion. Cette tendance pose la question fondamentale du lien de plus en plus fort entre le monde académique et économique.

L’UNES sait que les diplômé-e-s des hautes écoles seront exposé-e-s au marché du travail après avoir fini leurs études et devront se pencher sur ses conditions et exigences. L’UNES est consciente que l’« accession au marché du travail » doit être regardée de manière différenciée. Ainsi les rôles des cursus d’études en lettres par rapport aux cursus d’études techniques ou de médecine ainsi que les cursus d’études des HES se différencient.

En revanche, il n’est pas clair ce que signifie réellement l’aspect de la qualification professionnelle sur le marché du travail en lien avec la formation tertiaire et si la qualification peut être un critère applicable pour définir la qualité des formations, définir les buts d’apprentissages, garantir la liberté dans le choix de la formation, etc. La question fondamentale des compétences acquises lors d’études dans une haute école ne peut trouver comme unique réponse la compatibilité totale avec les besoins du marché. Dans ce contexte, la réforme des hautes écoles joue un rôle important.

L’implémentation du système de Bologne est problématique dans toute l’Europe. Beaucoup de buts de la réforme n’ont pas été atteints ou ont été modifiés en cours de route et chaque pays les a interprétés à sa guise, ce qui rend une harmonisation internationale impossible en l’état. Au lieu d’abattre des obstacles, on en a érigé de nouveaux. En Suisse, le passage au système Bachelor-Master s’est souvent borné à une division en deux parties des cursus d’études existants. Une modularisation sensée et centrée sur les étudiant-e-s des cursus reste à mettre en œuvre. Ces circonstances renforcent la position critique et négative de l’UNES par rapport à cette réforme.

L’employabilité est de plus en plus considérée comme un critère pour un bon enseignement de qualité et comme un facteur décisif pour le financement par la main publique. Le fait que plusieurs voies d’études (classiquement universitaires) ne soient de par leur nature même, pas conçues comme des cursus de formation du point de vue économique, est totalement ignoré.

C’est pourquoi l’UNES trouve important qu’une définition différenciée de l’employabilité soit développée et que celle-ci ne se base pas sur les exigences du marché de travail mais donne aux estudiant-e-s, avec l’habilité de penser indépendamment, la capacité de s’orienter au marché de travail et se rendent « employable » eux-mêmes.

A long terme il faut pouvoir garantir un enseignement indépendant et la liberté scientifique

L’enseignement ne doit, dans aucune haute école, devenir dépendant de facteurs économiques. La liberté scientifique est un des principes fondamentaux de la formation et de la recherche et doit être garanti afin de correspondre aux intérêts de tou-te-s et de légitimer le financement et le développement du système de formation par la main publique. Pour l’UNES, cela signifie que les cursus d’études correspondants ne peuvent être conçus et évalués qu’à l‘aide de critères scientifiques et que l’acquisition de compétences doit également être considérée sous ce jour.

De l’objectivité et la garantie du libre choix de la voie d’étude

La formation tertiaire est de plus en plus considérée comme un service et ainsi transformée en une marchandise négociable. Les étudiant-e-s sont vu-e-s comme une offre pour le marché du travail et devraient s’adapter à la demande. L’obligation de concevoir les offres d’études par rapport au marché du travail se fait de plus en plus forte et pressante: diminution du financement public pour certaines voies d’études, restrictions d’accès aux études, augmentations des taxes d’études (parfois censées couvrir la totalité des coûts voire rétroactives), système de prêts au lieu de bourses d’études. Tout cela avec la conviction ferme que des préférences artificielles pour les voies d’études en vogue sur le marché du travail peuvent être obtenues et dirigées au moyen de l’argent. L’UNES refuse clairement cette vision des choses et défend un accès libre et loyal à la formation tertiaire pour chacun-e en fonction de ses intérêts et capacités.

Valorisation des compétences

Le déroulement des études peut varier selon les étudiant-e-s. Cette hétérogénéité est positive et doit être reconnue et valorisée au sein de la formation tertiaire. Les compétences acquises par chacun-e, dans un contexte académique ou privé, sont plus importantes que le lieu ou la durée des études. La reconnaissance des compétences rend possible un jugement plus objectif et met chacun-e face aux même conditions d’évaluation. Le diploma supplement  doit gagner en considération et être élargi aux activités extracurriculaires des étudiant-e-s (participation estudiantine, manifestations ne pouvant pas être comptées dans le plan d’études, etc.) qui sont également décisives et importantes dans le déroulement et le développement des études.

 Repenser l’enseignement: l’orientation vers l’étudiant-e (student-centred learning)

L’UNES est convaincue que l’employabilité doit être repensée: les diplômes professionnalisants ne sont pas en premier lieu proposés dans la formation tertiaire, en particulier en Suisse. La formation académique, de par sa nature humaniste, se définit par une pluralité scientifique indispensable à l’acquisition du savoir qui de fait ne nécessite aucune légitimation complémentaire. Dès lors, elle doit être protégée et ne peut pas être orientée selon les demandes du marché du travail, ni régie par ses buts économiques à court terme.

L’employabilité, en lien avec la formation tertiaire, signifie bien plus que cela : les étudiant-e-s devraient avoir la possibilité de se développer librement et selon leur intérêts. L’EHEA a reconnu devoir agir dans ce sens et s’y engage dans son Communiqué de Bucarest  en introduisant le concept de l’enseignement orienté vers l’étudiant-e dans la formation tertiaire, le student-centred learning: „Higher education should be an open process in which students develop intellectual independence and personal self-assuredness alongside disciplinary knowledge and skills. Through the pursuit of academic learning and research, students should acquire the ability confidently to assess situations and ground their actions in critical thought.” L’UNES se réjouit grandement de cette décision, demande au paysage suisse des hautes écoles de mettre ce principe en œuvre, et plaide pour une redéfinition de l’enseignement dans les hautes écoles.