L’Alliance SwissPass a annoncé hier (mercredi 24.6.2020) dans un communiqué de presse que l’offre d’AG pour étudiant·e·s pour les 25–30 ans sera supprimée. Cette suppression devrait être compensée grâce à un rabais de 500 francs lors du changement pour l’AG adulte. L’UNES trouve cette décision scandaleuse et la qualifie de menace énorme pour l’égalité des chances. C’est pourquoi elle demande expressément aux entreprises de transports publics de ne pas supprimer l’AG pour étudiant·e·s.

Communiqué de presse du 25.06.2020

Les circonstances particulières de la lutte contre le virus Covid-19 nous concernent toutes tous. Même les étudiant-e-s sont limité-e-s dans leur vie quotidienne et ne peuvent pas, comme d’habitude, continuer leurs études. En outre, dans de nombreuses universités, il y a un manque de clarté quant à la manière dont le semestre sera terminé et comment leur mission didactique pourra être remplie. L’Union des étudiant-e-s de suisses (UNES) a donc établi une liste de revendications qui doivent être prises en compte pour un déroulement réussi et équitable du semestre.

Communiqué de presse du 06.04.2020

L’article publié le 20 juin 2018 dans le « Bund » et dans le « Tagesanzeiger » se base sur le rapport publié la veille sur l’éducation en Suisse élaboré sur mandat du Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation et de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique. Il avance que si les femmes sont moins nombreuses à occuper des postes à responsabilité, c’est notamment, car elles éviteraient la compétition.

Cette conclusion, en plus de ne pas être représentative du rapport sur lequel l’article prétend se baser est très critiquable. Elle accuse les femmes d’être responsables des inégalités dont elles sont victimes. Au contraire, comme le démontre l’étude A challenge to the meritocratic principle and to women’s careers – And what to do about it. publié en janvier 2018 par LERU (League of European Research Universities), si les femmes n’ont accès que de manière restreinte aux échelons les plus élevés dans le milieu académique, et ce même en comparaison en nombre de candidates, c’est principalement en raison de biais genrés implicites qui les défavorisent tout au long de leur carrière académique. Plus inquiétant encore, l’étude démontre que le problème est général dans l’ensemble de l’Europe et que la situation ne s’améliore aucunement malgré les efforts mis en place.

L’UNES revendique une garantie de l’égalité des chances au sens du même accès, des mêmes perspectives de succès et des mêmes possibilités de carrière. Pour ce faire, des changements dans la structure des hautes écoles et de la culture de recrutement au sein des disciplines scientifiques sont indispensables.

L’UNES demande que :

  • toutes les hautes écoles disposent de structures de promotion de l’égalité compétentes et dotées de moyens suffisants.
  • les aspects de sexe et d’égalité soient pris en compte pour chaque décision ayant des conséquences politiques ou structurelles sur la haute école.
  • les postes vacants soient mis au concours publiquement et que les annonces s’adressent explicitement aux femmes. Les candidates potentielles doivent par ailleurs être explicitement invitées à déposer leurs dossiers.
  • A l’occasion de la semaine d’action contre les coupes faites dans la formation, nous aimerions à nouveau souligner que l’égalité des chances dans le domaine de la formation dans les hautes écoles n’est toujours pas atteinte. Si une personne a la possibilité d’étudier dans une haute école, c’est encore trop souvent en fonction de ses origines, de sa position sociale ou de ses moyens économiques.

    C’est pourquoi l’UNES salue l’engagement des étudiant-e-s qui se sont engagé-e-s au cours de cette semaine d’action. « A nos yeux, c’est une honte que, dans un pays comme la Suisse, des étudiant-e-s soient amené-e-s à manifester pour l’accès à quelque chose qui devrait normalement aller de soi », affirme Jonas Schmidt, co-président de l’UNES.

    Nous demandons aux décideurs et décideuses, qu’ils soient actifs dans le monde de la politique, dans les cantons ou dans les hautes écoles, de prendre conscience de leurs responsabilités et d’agir en fonction. Nous posons les exigences suivantes :

  • Les taxes d’études des hautes écoles suisses ne doivent pas être augmentées.
  • Les cantons doivent être contraints à harmoniser leur système de bourses.
  • L’exemption de taxes en rapport avec les moyens de chacun doit être introduite dans toutes les hautes écoles, tant que les taxes d’études ne sont pas abolies.
  • La participation estudiantine et l’implication des étudiant-e-s dans les prises de décision doivent être maintenues et renforcées.
  • La Confédération et les cantons doivent à l’avenir, en fonction de la hausse du nombre d’étudiant-e-s, mettre plus de moyens à disposition en faveur de la formation tertiaire et de la recherche.