Erasmus+

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Aujourd’hui, les étudiant-e-s de nombreuses hautes écoles de Suisse mènent une action afin de demander la reprise immédiate des négociations pour une adhésion de la Suisse à Erasmus+. Si la Suisse devait rester exclue du programme d’échange, elle risque, à long terme, une forte restriction de la mobilité étudiante.

Aujourd’hui, les étudiant-e-s de nombreuses hautes écoles suisses ont mené des actions dans le but de demander la reprise immédiate des négociations pour une adhésion de la Suisse à Erasmus+. « Si la Suisse ne cherche pas rapidement à adhérer à Erasmus+, alors elle risque une restriction encore plus importantes des possibilités d’échanges pour les étudiant-e-s suisses », affirme Josef Stocker, co-président de l’UNES. « L’adhésion à Erasmus+ est de plus essentielle pour la coopération internationale dans les domaines de la formation et de la jeunesse », ajoute Stocker. Les organisations de jeunesse seront particulièrement pénalisées par la non-adhésion

Dans le cadre de la journée d’action, les étudiant-e-s émettent trois revendications principales :

Le 11 avril, les associations étudiantes de plusieurs hautes écoles suisses vont mener des actions afin que la Suisse puisse être réassociée à Erasmus+ au plus vite.

Au début de l’année, les médias ont fait savoir au grand public que la réassociation de la Suisse à Erasmsus+ n’était explicitement plus une priorité pour la Confédération, et qu’une adhésion au programme successeur à Erasmus+ ne serait envisagée qu’à partir de 2021. Auparavant, le conseil fédéral avait pourtant toujours affirmé qu’après la mise en œuvre de l’initiative contre l’immigration de masse, une adhésion à Erasmus+ serait visée. Cette façon de faire est inacceptable aux yeux de l’UNES.

Pour cette raison, l’UNES et ses sections vont mettre en place, le 11 avril prochain, une journée d’action, lors de laquelle différentes actions seront menées dans les hautes écoles. Le point central de cette journée sont les revendications suivantes :
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  • Des négociations immédiates pour une adhésion à Erasmus+ !
  • Une adhésion complète à Erasmus+, le plus rapidement possible !
  • D’ici à l’adhésion complète, une solution transitoire adéquate !


Contact:Josef Stocker

CP journéé d’action

Les étudiant-e-s trompé-e-s !

Samedi dernier, il a été connu que la Confédération a décidé de ne pas négocier l’adhésion suisse à Erasmus+, en contradiction avec toutes les déclarations faites auparavant. L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) se sent à juste titre trompée et appelle, avec d’autres associations, la Confédération à entamer immédiatement des négociations pour la pleine association de la Suisse au programme Erasmus+.

Suite à la publication, samedi, d’articles dans des journaux suisses allemands (St. Galler Tagblatt et Luzerner Zeitung), il est devenu public que le Secrétariat d’Etat à la formation à la recherche et à l’innovation (SEFRI) n’est pas en négociation avec l’Union Européenne sur la pleine association de la Suisse à Erasmus+. Ces nouvelles sont en contradiction totale avec les déclarations que le SEFRI avait jusqu’à présent formulé ; notamment que suite à la ratification du protocole sur la Croatie et l’adhésion pleine au programme de recherche Horizon 2020, l’association à Erasmus+ serait un de ses buts premiers.

L’UNES se sent flouée et ne cache pas sa déception devant ces mauvaises nouvelles pour les étudiant-e-s de Suisse. L’UNES demande au SEFRI d’entamer immédiatement des négociations avec la commission européenne et demande que l’association pleine de la Suisse soit effective dès 2018. « La solution transitoire met l’accent sur la mobilité estudiantine, et néglige les autres parties du programme Erasmus+ », dit Josef Stocker, co-président de l’UNES. « Erasmus+ est un programme de coopération et de soutien pour la formation professionnelle et générale, pour la jeunesse et le sport. La formation professionnelle, entre autres, pourrait profiter énormément de l’association de la Suisse à Erasmus+ », précise M. Stocker.

La solution transitoire actuelle ne pourra en aucun cas remplacer Erasmus+. L’appel lancé samedi par le Conseil Suisse des Activités de la Jeunesse (CSAJ) et signé par différentes associations de jeunesse démontre clairement qu’il n’y a pas d’équivalent à Erasmus+ et que les négociations pour l’adhésion doivent être entamées au plus vite. « Pour qu’une solution transitoire de longue durée soit acceptable pour les étudiant-e-s ainsi que pour la formation professionnelle et les associations de jeunesse, elle devrait être dotée de moyens financiers beaucoup plus importants. Et même dans ce cas, un projet uniquement suisse ne serait jamais un équivalent à un programme européen de mobilité » conclut Stocker.

Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser à :
Josef Stocker

Vous trouverez l’appel lancé par le CSAJ et signé, entre autres, par l’UNES sous ce lien :
http://www.sajv.ch/wp-content/uploads/2017/02/20170204_Appel-Erasmus.pdf

Communiqué de presse

Et Erasmus+ ?

A la fin de la Session d’hiver, le Parlement suisse a décidé d’une mise en oeuvre de l’initiative contre l’immigration de masse qui ne viole pas les accords bilatéraux. Ipso facto, la voie vers la pleine association de la Suisse au programme de recherche Horizon 2020 a été libérée. L’Union des étudiant-­e-­s de Suisse (UNES) espère qu’une implication de même ampleur sera de mise pour l’association au programme de mobilité Erasmus+ l’année prochaine.

L’UNES relève également que les crédits-­cadre pour l’éducation, la recherche et l’innovation pour les années à venir sont confirmés et que le programme de stabilisation a été adapté en conséquence. Malheureusement, le Conseil fédéral et le Parlement ont manqué une opportunité d’améliorer la situation des bourses d’études en Suisse. En refusant d’augmenter les subventions fédérales aux cantons pour les contributions à la formation, les cantons ne seront pas incités à harmoniser le système de bourses d’études. Par conséquent, le concordat intercantonal ne sera pas renforcé, et plusieurs cantons ont déjà annoncé des réductions dans ce domaine.

CP Session d’hiver 2016

En ce 9 février 2016, deux ans après le vote populaire sur l’immigration de masse à l’impact désastreux pour la mobilité des étudiant-e-s, les effets persistent. C’est pour cela que l’Union Nationale des étudiant-e-s de Suisse aimerait faire le bilan.

L’histoire politique suisse a rarement connu une initiative dont les conséquences sont aussi désastreuses pour les étudiant-e-s de suisse. Le vote du 9 février a, aujourd’hui encore, des répercutions sur les universités et les hautes écoles suisses.

Les conséquences directes de l’acceptation de l’initiative sur l’immigration de masse le 9 février 2014 sur la mobilité estudiantine sont :

  • La suspension des négociations pour l’association de la Suisse au programme Erasmus+. Cela a laissé la Suisse en position de pays tiers ce qui limite considérablement sont pouvoir de participation.
  • Le refus d’étudiant-e-s suisses dans certains établissements d’éducation supérieure européens.
  • La diminution des étudiant-e-s étrangères venant en Suisse de 11.4 à 38% en fonction des établissements.

L’UNES demande à la Confédération, ainsi qu’à l’ensemble des états européens, de protéger la formation et la recherche, de prendre d’avantage de mesures pour diminuer les conséquences de la votation populaire du 9 février 2014 sur la formation et de garantir l’appartenance de la Suisse à l’espace européen de l’enseignement supérieur. Comme le répète Stephan Rodriguez, membre du comité exécutif: “Car la formation, c’est l’avenir ! Il est plus que jamais nécessaire de le préserver.”

L’UNES veut également saluer le travail et les efforts qui ont été faits dans le milieu de l’enseignement supérieur pour s’adapter à cette situation de crise et en limiter les conséquences. L’UNES salue aussi les mesures d’urgences prises par le gouvernement et ses organes “Il reste encore beaucoup à faire tant le problème est grand. Mais, L’UNES va travailler sans relâche, avec ses partenaires, pour défendre la formation en Suisse.” ajoute Stephan Rodriguez

Pour l’UNES,

Stephan Rodriguez (fr)
Gabriela Lüthi (de)

CP 9 février