Face à la l’importance de maintenir les prix des transports publics abordables pour les étudiant-e-s, l’UNES s’oppose à l’augmentation des prix annoncée par les CFF. Lors de la 172e édition de l’Assemblée des délégué-e-s de l’UNES (Union des étudiant-e-s de Suisse) à Berne, les étudiant-e-s ont voté et approuvé une résolution contre l’abolition de l’AG pour les étudiant-e-s et doctorant-e-s entre 25 et 30. Dans ce document, l’UNES demande aux CFF de maintenir cette réduction pour que le coût des transports ne devienne pas un obstacle à l’accès des jeunes à l’enseignement supérieur.

Résolution concernant l’AG étudiant

L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) rejette sans réserve l’initiative pour l’autodétermination. L’acceptation de cette initiative mettrait en péril la position de la Suisse dans l’espace européen de l’enseignement supérieur ainsi que la collaboration précieuse entre étudiant-e-s et hautes écoles au niveau européen.

C’est pourquoi l’UNES rejette pleinement cette initiative et invite tout le monde à se rendre aux urnes le 25 novembre. Les études, la science et la recherche se nourrissent de la diversité et de l’échange: les hautes écoles de Suisse ont besoin d’être ouvertes et connectées à l’international.

Communiqué de presse

A l’occasion de la semaine d’action contre les coupes faites dans la formation, nous aimerions à nouveau souligner que l’égalité des chances dans le domaine de la formation dans les hautes écoles n’est toujours pas atteinte. Si une personne a la possibilité d’étudier dans une haute école, c’est encore trop souvent en fonction de ses origines, de sa position sociale ou de ses moyens économiques.

C’est pourquoi l’UNES salue l’engagement des étudiant-e-s qui se sont engagé-e-s au cours de cette semaine d’action. « A nos yeux, c’est une honte que, dans un pays comme la Suisse, des étudiant-e-s soient amené-e-s à manifester pour l’accès à quelque chose qui devrait normalement aller de soi », affirme Jonas Schmidt, co-président de l’UNES.

Nous demandons aux décideurs et décideuses, qu’ils soient actifs dans le monde de la politique, dans les cantons ou dans les hautes écoles, de prendre conscience de leurs responsabilités et d’agir en fonction. Nous posons les exigences suivantes :

  • Les taxes d’études des hautes écoles suisses ne doivent pas être augmentées.
  • Les cantons doivent être contraints à harmoniser leur système de bourses.
  • L’exemption de taxes en rapport avec les moyens de chacun doit être introduite dans toutes les hautes écoles, tant que les taxes d’études ne sont pas abolies.
  • La participation estudiantine et l’implication des étudiant-e-s dans les prises de décision doivent être maintenues et renforcées.
  • La Confédération et les cantons doivent à l’avenir, en fonction de la hausse du nombre d’étudiant-e-s, mettre plus de moyens à disposition en faveur de la formation tertiaire et de la recherche.
  • Un logement abordable est une condition requise pour les études, mais sur la majorité des sites universitaires la situation du logement est précaire : un taux de vacance bas et des loyers élevés engendrent une longue recherche de logement et une lourde charge financière. Pour les étudiant-e-s – typiquement des personnes jeunes, souvent à revenu modeste – cette situation peut avoir des conséquences considérables. Elle peut affecter négativement le cursus ou le diplôme voire, dans le pire des cas, empêcher d’entreprendre des études.

    L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) s’engage pour un accès équitable aux hautes écoles. Toutes les personnes en ayant l’intérêt et les capacités doivent pouvoir faire des études. Une sélection financière, par exemple via l’offre de logement, est par conséquent inacceptable.

    La situation actuelle en Suisse
    La situation sur le marché du logement en location apparaît très diversifiée. Alors que Zurich et la région lémanique appartiennent aux régions où le logement est le plus onéreux, c’est dans le Jura que les loyers sont les plus avantageux. Les prix pour un appartement d’une pièce varient, en fonction de la ville, de 602 francs et 911 francs en moyenne, alors que le montant moyen des bourses d’études se situe entre 523 francs et 1006 francs. A ce tarif, il ne reste plus grand chose pour le reste des besoins vitaux.

    Les revendications de l’UNES
    Forte de ces constatations, l’UNES demande aux hautes écoles, d’une part, de créer des accommodations de logements abordables sur les campus ou dans leur proximité, et d’autre part de prendre en compte la compatibilité entre les études et les emplois rémunérés des étudiant-e-s. Parallèlement, l’UNES demande aux villes et aux cantons d’adapter les bourses d’études à la hausse des loyers, de mettre à disposition des étudiant-e-s les bâtiments inoccupés pour un usage temporaire ou intermédiaire, et de construire des logements estudiantins.

    29 novembre 2017- Journée d’action nationale
    Pour attirer l’attention sur les difficultés engendrées par la situation du logement étudiant en Suisse, une journée d’action nationale a lieu aujourd’hui avec beaucoup d’activités dans les différentes HES, universités et EPF.

    CP La situation du logement des étudiant-e-s
    Prise de Position