L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) rejette sans réserve l’initiative pour l’autodétermination. L’acceptation de cette initiative mettrait en péril la position de la Suisse dans l’espace européen de l’enseignement supérieur ainsi que la collaboration précieuse entre étudiant-e-s et hautes écoles au niveau européen.

C’est pourquoi l’UNES rejette pleinement cette initiative et invite tout le monde à se rendre aux urnes le 25 novembre. Les études, la science et la recherche se nourrissent de la diversité et de l’échange: les hautes écoles de Suisse ont besoin d’être ouvertes et connectées à l’international.

Communiqué de presse

En Suisse, 75% des étudiant•e•s travaillent à côté de leurs études, dont une grande majorité (83%) travaillent pendant les périodes de cours. Le plus souvent, la charge de travail varie entre 30 et 50%. Ces activités sont rarement liées aux études et ne nécessitent donc pas de formation technique spécifique: près de la moitié des étudiant•e•s de premier cycle (Bachelor) signalent que leur travail n’est pas du tout lié à leurs études1. Les étudiant•e•s occupent donc des postes également occupés par des travailleurs et travailleuses non qualifié•e•s, dans la restauration ou le commerce de détail par exemple.

Les raisons pour lesquelles les étudiant•e•s exercent une activité salariée sont en grande partie économiques. Ainsi, le coût moyen de la vie pour les étudiant•e•s de 21 à 30 ans en 2009 était entre CHF 1780.- et 1990.- par mois. Pour les étudiant•e•s qui ont entre 26 et 30 ans, ces coûts sont majoritairement financés par leur emploi2. Cependant, cette estimation est calculée au plus juste; des dépenses imprévues, comme une facture de dentiste, ne sont pas incluses dans ce budget. L’UNES estime, selon les chiffres des services sociaux des hautes écoles cantonales, que le coût minimum de la vie pour les étudiant•e•s est d’environ CHF 2000.- par mois3. Beaucoup d’étudiant•e•s travaillent donc à côté de leurs études afin de pourvoir à leur propre entretien – ils et elles travaillent dans des secteurs qui comptent le plus grand nombre de personnes occupant des postes à bas salaire. Ce bas salaire n’est pas suffisant pour mener une vie décente, surtout si l’on considère la hausse du coût de la vie. De plus, pour les étudiant•e•s, les récentes augmentations des taxes d’études et la difficulté d’obtenir des bourses d’études s’ajoutent aux problèmes financiers.

Un salaire minimum de CHF 22.- par heure garantirait aux étudiant•e•s une base convenable pour subvenir à leurs besoins. Contrairement aux craintes des opposant•e•s à cette initiative, nous sommes convaincues que le salaire minimum ne conduit pas à des suppressions d’emplois, mais plutôt à l’augmentation de la sécurité économique et sociale. Cela vaut en particulier pour les secteurs tels que la restauration et le commerce de détail, où même avec un salaire équitable, une main-d’œuvre – non-étudiante et étudiante – s’avère nécessaire.

En outre, un salaire minimum combat la discrimination salariale envers les femmes. En effet, c’est surtout la population féminine qui est engagée dans les secteurs avec un faible niveau des rémunérations – les femmes représentent 67% des personnes occupant des postes à bas salaire. En plus, les premiers résultats de l’enquête sur le niveau et la structure des salaires 2012, publiés il y a deux semaines par l’office fédéral de la statistique, montrent que la différence des salaires entre femmes et hommes a augmenté : Elle est maintenant à 18.9%4. Cette différence s’explique en partie par des facteurs objectifs, comme la qualification, l’expérience professionnelle et des caractéristiques liées au poste. Pourtant, presque 40% de la différence ne sont pas explicables et donc considérés comme discriminatoires. La discrimination salariale liée au genre est aussi observée chez les étudiant-e-s et, de plus,  augmente avec le niveau de formation et de responsabilité5. L’introduction d’un salaire minimum légal n’est donc, à notre avis, pas seulement un moyen substantiel pour procurer une vie digne à tout le monde et pour prévenir une sous-enchère salariale. Il peut également être considéré comme un pas important vers l’égalité des salaires et des chances.

1Bureau fédéral de la statistique, Etudier sous Bologne. Rapport principal de l’enquête sur la situation sociale et économique des étudiant•e•s des hautes écoles suisses 2009, Neuchâtel 2010. http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/news/publikationen.html?publicationID=4108
2Ibid.
3Union des étudiant•e•s de Suisse (UNES), Les bourses d’études en Suisse. L’analyse, la critique et les perspectives du point de vue des étudiant-e-s, Berne: a propos Verlag 2013.
4http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/news/medienmitteilungen.html?pressID=9416
5Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes BFEG, Vers l’égalité des salaires! Faits et tendances, Berne 2013. http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/03/22/publ.html?publicationID=5223

– Letizia Carigiet, Kathrin Beeler et Coralie Boulet sont respectivement co-présidentes et membre de la Commission d’Egalité de l’UNES (CodEg). Fabienne Jacomet est responsable de l’égalité au sein du Comité exécutif de l’UNES. Dans leur vie quotidienne et leur engagement pour l’égalité des genres, elles se penchent souvent sur des thèmes concernant les conditions de vie et de travail des étudiant•e•s. L’UNES publie régulièrement des blogs des personnes actives et alumnis dans la langue correspondante. Les contributions représentent l’opinion de l’auteur-e.

Ein Bekenntnis zur Bildung

Die Schweiz hat viele Baustellen in der Hochschullandschaft. Während die einen an der Verdoppelung der Studiengebühren rumwerkeln, haben einige Kantone nichts Besseres zu tun, als ein Sparpaket nach dem anderen zu verabschieden, und scheibchenweise die Universitäten finanziell auszubluten. Nicht zuletzt zeigt die erzwungene Heirat von Wissenschaft und Wirtschaft im neuen WBF-Departement eine bedenkliche gedankliche Verknüpfung in den Köpfen einiger PolitikerInnen. Bildungspolitik wird insbesondere über den Franken gemacht; Economiesuisse möchte Studiengebühren von 10‘000 Franken jährlich, der Kanton Bern scheint die Universität schliessen zu wollen um sein strukturelles Defizit zu lösen, und die Universität Zürich benennt sich vielleicht ja bald in „University of UBS“ um.

Ammenmärchen? Leider dominiert in der Schweiz die Wirtschafts- und Finanzpolitik, Studierende werden zur Kasse gebeten und Hochschulen in die Abhängigkeit von Drittmitteln gezwungen. Dabei müsste die Schweiz mal über eine Perspektive der Hochschullandschaft Schweiz sprechen, statt über Sparmöglichkeiten.

Nach der Umsetzung von „Bologna“ (einer reinen Struktur aus BA-MA-PhD und ECTS) braucht die Schweiz jetzt eine Offensive in der Lehre. Qualitätsentwicklung statt minimale Qualitätssicherung, progressive Unterrichtsmethoden, eine Verbesserung der Betreuungsverhältnisse und eine Flexibilisierung des Studiums. Nicht zuletzt wäre ein Aufbruch der feudalen Lehrstuhlstrukturen notwendig, um die Hochschulen dynamischer zu machen und so den Freiraum für Weiterentwicklung zu schaffen.

Wird das neue Hochschulförderungs- und Koordinationsgesetz (HFKG) als aktuellste Baustelle neue Bewegung in die Hochschulbildung Schweiz bringen? Die Reorganisation der (politischen) Hochschullandschaft wäre die Chance, über die Koordination der Hochschultypen und Institutionen Meilensteine für die Weiterentwicklung zu setzen und zu erreichen. Dafür braucht es aber mehr als bildungsbürokratische Reformitis, sondern ein Bekenntnis zum Bildungswesen und seiner Qualität – für alle!

Dafür muss die Schweiz aber den Bildungsföderalismus und dadurch das kleinräumige Denken aufgeben. Statt jedem zweiten kantonalen Parlament die Möglichkeit geben, über die Geschicke einer Hochschule zu entscheiden, braucht es eine gemeinsame Strategie. Denn im 2022 soll die Schweiz die Goldmedaille abholen für die besten Betreuungsverhältnisse, den Einbezug der Studierenden in der Gestaltung der Lehre, modernste Bildungstechnologien, innovative Lernmethoden und ein harmonisiertes Stipendienwesen.

Der erste Schritt dazu ist die Bildungspolitik von den FinanzpolitikerInnen und ihrer Sparwut befreien.

 

– Clau Dermont ist seit Januar 2012 Vorstandsmitglied des VSS zuständig für Hochschulpolitik. Er studiert Politikwissenschaft im Master an der Universität Bern und war vor seinem Mandat beim VSS zwei Jahre im Vorstand der StudentInnenschaft der Universität Bern.

L’UNES publie régulièrement des blogs des personnes actives et alumnis dans la langue correspondante. Les contributions représentent l’opinion de l’auteur-e.

Bund und Kantone sind sich heute einig: Stipendien sind eine Bildungsinvestition, und Bildung soll möglichst einheitlich allen nach Neigungen und Fähigkeiten offenstehen muss. Dies war nicht immer so: Stipendien wurden bis in die 60-er Jahre als Almosen für sozial Bedürftige verstanden. Änderungen in der Stipendienvergabepraxis der Kantone führten jedoch allmählich zu einer Veränderung dieses Verständnisses und des Stipendienbegriffs als solchem. Fortan bezeichnen die Kantone und alsbald auch der Bund das Ausbildungsbeitragswesen als Investition in die Bildung.

Eine Investition also, die Ausbildung ermöglicht, Ausbildungszugang schafft und Ausbildungsabschlüsse fördert. Für die Gesellschaft bedeutet diese Investition Verpflichtung und Recht zugleich. Einerseits besteht für alle ein Anspruch auf einen Zugang zur Bildung unabhängig von ökonomischen Prämissen. Andererseits muss die öffentliche Hand eine ausreichende Finanzierung des Stipendienwesens sicherstellen. Diejenigen, welche ausgebildet sind und in ihrer Berufstätigkeit auf Wissen und Kompetenzen, welche sie während der Ausbildung erlangt haben, zurückgreifen können, finanzieren also eine Investition in eine nächste Generation, welche eben gerade dabei ist, sich Wissen und Kompetenzen anzueignen um später wiederum ihren Teil an die Bildungsinvestition zu leisten. Nur mit diesem solidarischen Moment des finanziellen Ausgleichs zwischen denjenigen, die Geld haben und denjenigen, die auf Unterstützung angewiesen sind, funktioniert das System langfristig.

Eine Gesellschaft, die Bildungsinvestitionen in Frage stellt und eine Politik, welche auf Kosten von Bildung, Bildungsangeboten und Bildungsinstituten ihre Sparmassnahmen vollzieht, ist nicht nur unglaubwürdig sondern gefährdet direkt auch die notwendige Förderung des menschlichen Kapitals als einzige Ressource der Schweiz.

Grundsätzlich ist die Konsequenz des fehlenden Willens in Bildung zu investieren nämlich die folgende: Am stärksten betroffen sind diejenigen, die so wie so schon schlechter gestellt sind, weil sie weder auf grosse Erbschaften noch ein reiches Elternhaus zurückgreifen können. Weil ihre ökonomische Situation keinen Besuch höherer Bildungsangebote zulässt. Weil bereits ihre Lebens-Notwendigkeiten nicht mit Leichtigkeit finanziert werden können. Problematisch ist dieser Umstand insbesondere hinsichtlich der Chancengleichheit unter Kindern, Jugendlichen und jungen Erwachsenen, welche sich in obligatorischer und nachobligatorischer Ausbildung befinden und einen (verfassungsrechtlichen) Anspruch auf einen freien Zugang zu Bildungsangeboten hätten: sie bedürfen eines harmonisierten und ausgebauten Stipendienwesens, welches ihnen diesen Zugang gewährleistet und als Investition in Bildung und Zukunft verstanden wird.

Elena Obreschkow ist seit März 2012 Generalsekretärin des VSS. Während ihrer Studienzeit war sie Präsidentin der AGEF an der Universität Fribourg und in der Sammelphase im Kampagnenteam der Stipendieninitiative.

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