Protestations

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Lettre ouverte à l’Alliance SwissPass

Depuis l’annonce de la décision de l’Alliance SwissPass de supprimer l’AG pour les étudiant·e·s entre 25 et 30 ans, l’UNES a souligné à de multiples reprises les effets négatifs de cette mesure. Cette décision ne signifie rien de plus qu’un retour en arrière en matière d’égalité des chances et de développement durable dans la formation. Malgré les activités rémunérées à temps partiels, il est difficile de financer entièrement les études par soi-même. De même, tou·te·s les étudiant·e·s ne peuvent pas compter sur le soutien de leur parents ou de bourses d’études. L’égalité des chances et la mobilité des étudiant·e·s ne peuvent être garanties que si les prix des AG sont abordables.

Lettre ouverte à l’Alliance SwissPass
Communiqué de presse du 09.07.2020
Liens vers la pétition AG étudiant·e·s

Communiqué de presse du 14 mars 2019

La Grève du climat est un mouvement politique et apartisan qui porte la voix de milliers de jeunes étudiant.e.s en Suisse et à travers le monde. La thématique est grave et les enjeux sont vitaux. L’UNES se réjouit donc de voir une telle mobilisation estudiantine et soutient les grèves mises en place dans les différentes villes et qui se dérouleront ce vendredi 15 mars 2019. Les sections de l’UNES ont approuvé à l’unanimité le soutien à ce mouvement étudiant qui demande aux politiques de prendre enfin leurs responsabilités face à l’urgence climatique et d’agir pour notre futur à tous.

Communiqué de presse

A l’occasion de la semaine d’action contre les coupes faites dans la formation, nous aimerions à nouveau souligner que l’égalité des chances dans le domaine de la formation dans les hautes écoles n’est toujours pas atteinte. Si une personne a la possibilité d’étudier dans une haute école, c’est encore trop souvent en fonction de ses origines, de sa position sociale ou de ses moyens économiques.

C’est pourquoi l’UNES salue l’engagement des étudiant-e-s qui se sont engagé-e-s au cours de cette semaine d’action. « A nos yeux, c’est une honte que, dans un pays comme la Suisse, des étudiant-e-s soient amené-e-s à manifester pour l’accès à quelque chose qui devrait normalement aller de soi », affirme Jonas Schmidt, co-président de l’UNES.

Nous demandons aux décideurs et décideuses, qu’ils soient actifs dans le monde de la politique, dans les cantons ou dans les hautes écoles, de prendre conscience de leurs responsabilités et d’agir en fonction. Nous posons les exigences suivantes :

  • Les taxes d’études des hautes écoles suisses ne doivent pas être augmentées.
  • Les cantons doivent être contraints à harmoniser leur système de bourses.
  • L’exemption de taxes en rapport avec les moyens de chacun doit être introduite dans toutes les hautes écoles, tant que les taxes d’études ne sont pas abolies.
  • La participation estudiantine et l’implication des étudiant-e-s dans les prises de décision doivent être maintenues et renforcées.
  • La Confédération et les cantons doivent à l’avenir, en fonction de la hausse du nombre d’étudiant-e-s, mettre plus de moyens à disposition en faveur de la formation tertiaire et de la recherche.
  • Aujourd’hui, les étudiant-e-s de nombreuses hautes écoles de Suisse mènent une action afin de demander la reprise immédiate des négociations pour une adhésion de la Suisse à Erasmus+. Si la Suisse devait rester exclue du programme d’échange, elle risque, à long terme, une forte restriction de la mobilité étudiante.

    Aujourd’hui, les étudiant-e-s de nombreuses hautes écoles suisses ont mené des actions dans le but de demander la reprise immédiate des négociations pour une adhésion de la Suisse à Erasmus+. « Si la Suisse ne cherche pas rapidement à adhérer à Erasmus+, alors elle risque une restriction encore plus importantes des possibilités d’échanges pour les étudiant-e-s suisses », affirme Josef Stocker, co-président de l’UNES. « L’adhésion à Erasmus+ est de plus essentielle pour la coopération internationale dans les domaines de la formation et de la jeunesse », ajoute Stocker. Les organisations de jeunesse seront particulièrement pénalisées par la non-adhésion

    Dans le cadre de la journée d’action, les étudiant-e-s émettent trois revendications principales :

    Le 5 avril, les organisations d’élèves de différentes villes suisses vont appeler à des manifestations contre les coupes budgétaire dans la formation, avec le hashtag #KeLoscht, ce qui signifie
    « pas envie » en suisse allemand. L’UNES soutient cette mobilisation et appelle les étudiant-e-s à prendre part aux manifestations des organisations d’élèves. Ces coupes affectent tous les niveaux de l’éducation, y compris les hautes écoles.

    La Confédération et les cantons investissent toujours moins dans la formation. Durant les « dernières années, on a fait plusieurs séries de coupes budgétaires qui ont affecté le domaine de la formation. Les élèves et les étudiant-e-s du canton de Lucerne ont particulièrement été touchés : suite à la stratégie fiscale du canton, des congés forcés ont dû avoir lieu dans les lycées et dans les écoles professionnelles car il n’y avait plus assez d’argent pour assurer le fonctionnement de l’établissement. Dans les hautes écoles également, des montants à la hauteur de millions de francs ont été supprimés. Pour l’UNES, cela est inacceptable.

    L’UNES salue le fait qu’une résistance interrégionale commence à se mettre en place contre ces politiques cantonales d’austérité et de coupes budgétaires. « Il est important de montrer que ces coupes et mesures d’austérité récurrentes dans la formation ne sont pas des phénomènes isolés, mais qu’elles doivent être vues dans un contexte plus large », déclare Josef Stocker, co-président de l’UNES. « Il est inadmissible que les politicien-ne-s insistent à chaque occasion sur le fait que la formation est la seule ressource de la Suisse, mais qu’ensuite, lors de débats sur le budget, ils et elles coupent sans hésiter dans l’enseignement ».

    Le 5 avril, les organisations d’élèves vont unir leurs voix contre les coupes dans l’éducation :

  • à Lucerne (13h15, point de rendez-vous à l’Helvetiaplatz),
  • à Zurich (14h à la Bürkiplatz),
  • à Bâle (14h à la Barfüsserplatz),
  • à Aarau (13h15 à la Bahnhofplatz) et
  • à Genève (16h, à la Place des Volontaires ou à la Place du Mont Blanc).
  • L’UNES soutient les élèves et appelle les étudiant-es à se joindre aux protestations.

    Pour plus d’informations, merci de vous adresser à :
    Josef Stocker (all/fr), coprésident de l’UNES, +41 76 502 31 38, josef.stocker@vss-unes.ch
    Samuel Zbinden (all/angl), Coordinateur de la protestation des élèves, 079 351 60 61,vlso@bluwin.ch

    Communiqué de presse « #KeLoscht »