Sparmassnahmen

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L’exemple du canton de Lucerne montre que le concordat sur les bourses d’études risque d’échouer : fin juin, le gouvernement lucernois a annoncé sa volonté de couper le budget pour les bourses et les prêts de cette année, signifiant ainsi une baisse de près de 27 % des dépenses pour les aides à la formation, depuis son adhésion au concordat sur les bourses d’études. L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) demande à la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) de renforcer les règles du concordat afin d’atteindre le but de l’harmonisation du système des bourses d’études.

Le concordat sur les bourses d’études a pour but d’harmoniser les systèmes cantonaux des bourses d’études afin de réduire les disparités arbitraires entre les cantons. Un autre objet avoué est celui d’augmenter de manière générale les dépenses pour les aides à la formation pour assurer une certaine égalité de chances dans l’éducation. Mais l’exemple de Lucerne montre que le concordat sur les bourses d’études n’atteint pas ses buts.

Le 28 juin, le conseil d’Etat de Lucerne a annoncé vouloir diminuer le poste budgétaire de l’année en cours pour les bourses et les prêts de 2 millions de francs. Pour l’année prochaine, des coupes de 1.2 millions de francs sont déjà prévues. Le budget pour les aides à la formation est amputé de plus d’un quart depuis l’adhésion du canton au concordat intercantonal ! « Déjà maintenant, le canton de Lucerne ne dépense pas suffisamment pour les bourses d’études », déclare Josef Stocker, coprésident de l’UNES. « Si le gouvernement lucernois prenait au sérieux son devoir de veiller à l’égalité des chances dans l’éducation, ce budget ne pourrait pas être diminué ainsi. »

L’exemple du canton de Lucerne montre clairement que le concordat sur les bourses d’études n’atteint pas ses buts, sans force contraignante. Ainsi, le problème principal de ce concordat est de ne pas réussir à éradiquer les inégalités de départ, en n’effaçant pas le facteur « chance »des conditions d’attribution d’une bourse. « Il y a deux ans, la CDIP a recommandé de rejeter l’initiative sur les bourses d’études de l‘UNES en évoquant le concordat sur les bourses d’études », dit Josef Stocker. « C’est pourquoi les cantons sont tenus de renforcer les règles du concordat sur les bourses d‘études afin que le but de l’harmonisation puisse encore être réalisé. »

Pour plus d’informations, merci de vous adresser à :
Line Magnanelli, Membre du comité exécutif de l’UNES
Josef Stocker, Coprésident de l’UNES



CP concordat bourses

Le 5 avril, les organisations d’élèves de différentes villes suisses vont appeler à des manifestations contre les coupes budgétaire dans la formation, avec le hashtag #KeLoscht, ce qui signifie
« pas envie » en suisse allemand. L’UNES soutient cette mobilisation et appelle les étudiant-e-s à prendre part aux manifestations des organisations d’élèves. Ces coupes affectent tous les niveaux de l’éducation, y compris les hautes écoles.

La Confédération et les cantons investissent toujours moins dans la formation. Durant les « dernières années, on a fait plusieurs séries de coupes budgétaires qui ont affecté le domaine de la formation. Les élèves et les étudiant-e-s du canton de Lucerne ont particulièrement été touchés : suite à la stratégie fiscale du canton, des congés forcés ont dû avoir lieu dans les lycées et dans les écoles professionnelles car il n’y avait plus assez d’argent pour assurer le fonctionnement de l’établissement. Dans les hautes écoles également, des montants à la hauteur de millions de francs ont été supprimés. Pour l’UNES, cela est inacceptable.

L’UNES salue le fait qu’une résistance interrégionale commence à se mettre en place contre ces politiques cantonales d’austérité et de coupes budgétaires. « Il est important de montrer que ces coupes et mesures d’austérité récurrentes dans la formation ne sont pas des phénomènes isolés, mais qu’elles doivent être vues dans un contexte plus large », déclare Josef Stocker, co-président de l’UNES. « Il est inadmissible que les politicien-ne-s insistent à chaque occasion sur le fait que la formation est la seule ressource de la Suisse, mais qu’ensuite, lors de débats sur le budget, ils et elles coupent sans hésiter dans l’enseignement ».

Le 5 avril, les organisations d’élèves vont unir leurs voix contre les coupes dans l’éducation :

  • à Lucerne (13h15, point de rendez-vous à l’Helvetiaplatz),
  • à Zurich (14h à la Bürkiplatz),
  • à Bâle (14h à la Barfüsserplatz),
  • à Aarau (13h15 à la Bahnhofplatz) et
  • à Genève (16h, à la Place des Volontaires ou à la Place du Mont Blanc).
  • L’UNES soutient les élèves et appelle les étudiant-es à se joindre aux protestations.

    Pour plus d’informations, merci de vous adresser à :
    Josef Stocker (all/fr), coprésident de l’UNES, +41 76 502 31 38, josef.stocker@vss-unes.ch
    Samuel Zbinden (all/angl), Coordinateur de la protestation des élèves, 079 351 60 61,vlso@bluwin.ch

    Communiqué de presse « #KeLoscht »

    Le Conseil national a traité le message FRI pour les années 2017-2020 une deuxième fois jeudi. Cette fois, il a décidé d’augmenter les moyens pour les hautes écoles et la formation professionnelle, et a ainsi éliminé ses divergences avec le Conseil des Etats. Pour l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES), le message FRI reste insatisfaisant, tout particulièrement les contributions fédérales pour les bourses d’études, qui n’ont pas été augmentées malgré les promesses faites suite à l’initiative sur les bourses d’études.

    Le crédit-cadre pour les domaines de la formation, de la recherche et de l’innovation est simplement insuffisant, même avec les moyens supplémentaires pour les EPF, les universités, les hautes écoles spécialisées ainsi que pour les établissements de recherche d’importance nationale et pour la formation professionnelle supérieure qui ont été décidés par le Conseil des Etats en début de semaine et par le Conseil national jeudi matin. En effet, contrairement à ce que prétend le Conseil national, son projet du message FRI a pour conséquence des coupes dans le domaine des hautes écoles. Le fait que ce domaine soit de surcroît particulièrement touché par des mesures d’austérité fédérales et cantonales rend la situation encore plus difficile et instable. La formation étant notre meilleure ressource, et étant en outre économiquement favorable, il n’est que judicieux est conséquent d’y investir.

    „Le message FRI est particulièrement décevant pour les étudiant-e-s et les possibles futur-e-s étudiant-e-s qui ont besoin de soutien financier“, regrette Gabriela Lüthi, membre de l’UNES. Lors de l’initiative sur les bourses d’études, il y avait un grand consensus sur la nécessité des bourses d’études pour l’accès équitable à la formation, celles-ci étant un prérequis à cette équité. Les grandes différences cantonales en matière de bourses d’études persistent encore aujourd’hui, étant donné que huit cantons n’ont toujours pas signé le concordat intercantonal sur les bourses. Depuis cette année, seuls les cantons remplissant la majorité des points du concordat sur les bourses d’études reçoivent des subventions fédérales. Une nette augmentation des contributions serait une incitation pour tous les cantons à signer le concordat et donc à améliorer le système suisse des bourses d’études. “Il est fortement regrettable que l’importance de la formation pour toutes et pour tous selon les intérêts et les capacités ne soit pas reconnue par la majorité des élu-e-s”, conclut Gabriela Lüthi.

    Contact:
    Gabriela Lüthi

    CP Message FRI CN2

    Le Conseil des Etats a commencé la session d’automne avec des débats et des décisions sur le message FRI 2017-2020. Dans le domaine de la formation professionnelle supérieure, les EPF, les universités et les hautes écoles spécialisées, il s’est montré légèrement plus généreux que le Conseil national, mais dans l’ensemble il met à disposition peu de moyens pour l’enseignement supérieur. En outre, la majorité des conseillères et conseillers aux Etats ont voté contre l’augmentation des contributions fédérales en faveur des bourses d’études. L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) critique cette décision, car elle ralentit à nouveau le processus pour un accès équitable aux études.

    Le message relatif à l’encouragement à la formation, à la recherche et à l’innovation définit le crédit-cadre de la Confédération pour l’enseignement professionnel supérieur et les hautes écoles pour une période de quatre ans. Durant la session d’été, le Conseil national a accepté la proposition du Conseil fédéral sans changement, bien que celui-ci réduise l’argent mis à disposition, malgré ce qui était prévu encore peu de mois auparavant et malgré les demandes des parties concernées. Ces économies pourraient avoir des conséquences majeures sur ce domaine déjà fortement touché par d’autres mesures d’austérité nationales et cantonales. Le Conseil des Etats a maintenant proposé de contribuer un peu plus généreusement à la formation professionnelle supérieure EPF, aux universités et aux hautes écoles spécialisées, mais a malheureusement décidé de ne pas soutenir l’accès à la formation supérieure pour des personnes venant de familles ayant de faibles moyens financiers, en augmentant les aides financières sous forme de bourses d’études.

    Depuis 2007, la Confédération contribue à hauteur de 25 millions par année aux bourses d’études cantonales, malgré une forte augmentation du nombre d’étudiant-e-s. Lors des débats autour de l’initiative sur les bourses d’études, lancée par l’UNES, une grande majorité des cantons, des parlementaires et du peuple ont reconnu et défendu l’amélioration et l’harmonisation de notre système de bourses d’études comme une nécessité. Bien que les aides à la formation soient extrêmement importantes, les systèmes cantonaux d’attribution diffèrent énormément et créent des situations d’inégalité. Avec une contribution annuelle de la Confédération plus conséquente, les efforts d’harmonisation des cantons seraient soutenus. Depuis cette année, seuls les cantons remplissant la majorité des points du concordat intercantonal sur les bourses d’études reçoivent des subventions de la Confédération. Une nette augmentation des contributions fédérales serait une incitation pour tous les cantons à signer le concordat et donc à améliorer le système suisse des bourses d’études.

    En plus des discussions sur les aides à la formation, le Conseil des Etats a tacitement accepté un changement dans la loi sur les EPF qui permet de demander aux étudiant-e-s venant de l’étranger des taxes plus hautes que pour les étudiant-e-s suisses. Cette discrimination envoie un mauvais signal à l’étranger, dans un contexte post-votations du 9 février 2014 et à l’heure où d’importants accords doivent être négociés. Sachant que les taxes d’études ne représentent qu’une petite partie du budget d’une haute école, les augmenter n’améliore donc pas nettement les finances d’une institution, mais peut par contre être un frein pour certain-e-s étudiant-e-s souhaitant suivre une formation. L’UNES défend une vision de la formation accessible à toutes et à tous, car l’accès à formation à tous les niveaux est le fondement de notre société démocratique. Des investissements dans la formation sont essentiels pour l’avenir de la Suisse, soyons à la hauteur de l’une de nos meilleures ressources.

    Contact :
    Line Magnanelli

    CP Message FRI

    Résolution sur la troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III)
    Élaboré, rédigé et soumis au vote aux Délégué·e·s par le Bureau de l’UNES. Acceptée par la 166ème Assemblée des Délégué·e·s d’avril 2016 à Berne.

    Non à l’austérité!

    L’Union des étudiant-e-s de Suisse redoute que la Troisième réforme de l’imposition des entreprises (RIE III) affecte les ressources de l’Etat. Cette réforme est considérée comme critique, dans le cas où des mesures entreprises auraient des conséquences négatives sur l’éducation.

    Resolution RIE III