Sparpolitik

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A l’occasion de la semaine d’action contre les coupes faites dans la formation, nous aimerions à nouveau souligner que l’égalité des chances dans le domaine de la formation dans les hautes écoles n’est toujours pas atteinte. Si une personne a la possibilité d’étudier dans une haute école, c’est encore trop souvent en fonction de ses origines, de sa position sociale ou de ses moyens économiques.

C’est pourquoi l’UNES salue l’engagement des étudiant-e-s qui se sont engagé-e-s au cours de cette semaine d’action. « A nos yeux, c’est une honte que, dans un pays comme la Suisse, des étudiant-e-s soient amené-e-s à manifester pour l’accès à quelque chose qui devrait normalement aller de soi », affirme Jonas Schmidt, co-président de l’UNES.

Nous demandons aux décideurs et décideuses, qu’ils soient actifs dans le monde de la politique, dans les cantons ou dans les hautes écoles, de prendre conscience de leurs responsabilités et d’agir en fonction. Nous posons les exigences suivantes :

  • Les taxes d’études des hautes écoles suisses ne doivent pas être augmentées.
  • Les cantons doivent être contraints à harmoniser leur système de bourses.
  • L’exemption de taxes en rapport avec les moyens de chacun doit être introduite dans toutes les hautes écoles, tant que les taxes d’études ne sont pas abolies.
  • La participation estudiantine et l’implication des étudiant-e-s dans les prises de décision doivent être maintenues et renforcées.
  • La Confédération et les cantons doivent à l’avenir, en fonction de la hausse du nombre d’étudiant-e-s, mettre plus de moyens à disposition en faveur de la formation tertiaire et de la recherche.
  • Pour plus d’informations, merci de vous adresser à : Jonas Schmidt, coprésident

    L’exemple du canton de Lucerne montre que le concordat sur les bourses d’études risque d’échouer : fin juin, le gouvernement lucernois a annoncé sa volonté de couper le budget pour les bourses et les prêts de cette année, signifiant ainsi une baisse de près de 27 % des dépenses pour les aides à la formation, depuis son adhésion au concordat sur les bourses d’études. L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) demande à la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) de renforcer les règles du concordat afin d’atteindre le but de l’harmonisation du système des bourses d’études.

    Le concordat sur les bourses d’études a pour but d’harmoniser les systèmes cantonaux des bourses d’études afin de réduire les disparités arbitraires entre les cantons. Un autre objet avoué est celui d’augmenter de manière générale les dépenses pour les aides à la formation pour assurer une certaine égalité de chances dans l’éducation. Mais l’exemple de Lucerne montre que le concordat sur les bourses d’études n’atteint pas ses buts.

    Le 28 juin, le conseil d’Etat de Lucerne a annoncé vouloir diminuer le poste budgétaire de l’année en cours pour les bourses et les prêts de 2 millions de francs. Pour l’année prochaine, des coupes de 1.2 millions de francs sont déjà prévues. Le budget pour les aides à la formation est amputé de plus d’un quart depuis l’adhésion du canton au concordat intercantonal ! « Déjà maintenant, le canton de Lucerne ne dépense pas suffisamment pour les bourses d’études », déclare Josef Stocker, coprésident de l’UNES. « Si le gouvernement lucernois prenait au sérieux son devoir de veiller à l’égalité des chances dans l’éducation, ce budget ne pourrait pas être diminué ainsi. »

    L’exemple du canton de Lucerne montre clairement que le concordat sur les bourses d’études n’atteint pas ses buts, sans force contraignante. Ainsi, le problème principal de ce concordat est de ne pas réussir à éradiquer les inégalités de départ, en n’effaçant pas le facteur « chance »des conditions d’attribution d’une bourse. « Il y a deux ans, la CDIP a recommandé de rejeter l’initiative sur les bourses d’études de l‘UNES en évoquant le concordat sur les bourses d’études », dit Josef Stocker. « C’est pourquoi les cantons sont tenus de renforcer les règles du concordat sur les bourses d‘études afin que le but de l’harmonisation puisse encore être réalisé. »

    Pour plus d’informations, merci de vous adresser à :
    Line Magnanelli, Membre du comité exécutif de l’UNES
    Josef Stocker, Coprésident de l’UNES



    CP concordat bourses

    Le 5 avril, les organisations d’élèves de différentes villes suisses vont appeler à des manifestations contre les coupes budgétaire dans la formation, avec le hashtag #KeLoscht, ce qui signifie
    « pas envie » en suisse allemand. L’UNES soutient cette mobilisation et appelle les étudiant-e-s à prendre part aux manifestations des organisations d’élèves. Ces coupes affectent tous les niveaux de l’éducation, y compris les hautes écoles.

    La Confédération et les cantons investissent toujours moins dans la formation. Durant les « dernières années, on a fait plusieurs séries de coupes budgétaires qui ont affecté le domaine de la formation. Les élèves et les étudiant-e-s du canton de Lucerne ont particulièrement été touchés : suite à la stratégie fiscale du canton, des congés forcés ont dû avoir lieu dans les lycées et dans les écoles professionnelles car il n’y avait plus assez d’argent pour assurer le fonctionnement de l’établissement. Dans les hautes écoles également, des montants à la hauteur de millions de francs ont été supprimés. Pour l’UNES, cela est inacceptable.

    L’UNES salue le fait qu’une résistance interrégionale commence à se mettre en place contre ces politiques cantonales d’austérité et de coupes budgétaires. « Il est important de montrer que ces coupes et mesures d’austérité récurrentes dans la formation ne sont pas des phénomènes isolés, mais qu’elles doivent être vues dans un contexte plus large », déclare Josef Stocker, co-président de l’UNES. « Il est inadmissible que les politicien-ne-s insistent à chaque occasion sur le fait que la formation est la seule ressource de la Suisse, mais qu’ensuite, lors de débats sur le budget, ils et elles coupent sans hésiter dans l’enseignement ».

    Le 5 avril, les organisations d’élèves vont unir leurs voix contre les coupes dans l’éducation :

  • à Lucerne (13h15, point de rendez-vous à l’Helvetiaplatz),
  • à Zurich (14h à la Bürkiplatz),
  • à Bâle (14h à la Barfüsserplatz),
  • à Aarau (13h15 à la Bahnhofplatz) et
  • à Genève (16h, à la Place des Volontaires ou à la Place du Mont Blanc).
  • L’UNES soutient les élèves et appelle les étudiant-es à se joindre aux protestations.

    Pour plus d’informations, merci de vous adresser à :
    Josef Stocker (all/fr), coprésident de l’UNES, +41 76 502 31 38, josef.stocker@vss-unes.ch
    Samuel Zbinden (all/angl), Coordinateur de la protestation des élèves, 079 351 60 61,vlso@bluwin.ch

    Communiqué de presse « #KeLoscht »

    L’Assemblée des délégué-e-s de la Fédération des associations d’étudiant-e-s de l’Université de Lausanne (FAE) a décidé, lundi passé, de sortir de la faîtière nationale. Conséquences : les étudiantes et étudiants de la deuxième université romande ne seront plus représenté-e-s au niveau national et international. L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) regrette cette décision et souligne qu’une représentation nationale et solidaire est indispensable pour la défense des intérêts des étudiant-e-s.

    Lundi 25 avril, les délégué-e-s, soit tiré-e-s au sort par la FAE, soit issu-e-s des différentes associations d’étudiant-e-s reconnues par la FAE, ont voté en faveur de la sortie de la faîtière nationale. L’UNES, qui a essayé de sensibiliser au mieux les délégué-e-s, ne peut que regretter cette décision. Stephan Rodriguez, membre du Comité exécutif UNES et ancien étudiant lausannois réagit “Nous sommes déçu-e-s que la FAE ait pris la décision de quitter l’UNES, mais il est important de respecter l’avis de notre section ; les statuts de la FAE sont bien faits et si les étudiant-e-s lausannois-es ne sont pas satisfait-e-s de cette décision, ils ont la possibilité de lancer un référendum”.

    Pour rappel, les conséquences pour les étudiant-e-s lausannois-es sont grandes. Car l’absence de représentation et de défense de leurs intérêts au niveau national et international signifie que leur parole ne sera plus entendue dans les différents organismes nationaux (swissuniversities, SEFRI, Conférence Suisse des Hautes Ecoles, entre autres). Sans compter la présence – indispensable à l’heure du système de Bologne – sur la scène internationale, où l’appartenance à une faîtière est primordiale pour représenter de manière égalitaire et efficace les étudiant-e-s. En plus de cela, l’UNES est également l’interlocutrice étudiante au Parlement, où elle représente et défend les droits des étudiant-e-s et travaille avec les parlementaires sur tous les sujets qui touchent à la politique des hautes écoles.

    Cette décision précipitée est regrettable, d’autant plus que des changements structurels faisant écho à la plupart des critiques émises par la FAE ont été mis en place, ou le seront prochainement. La FAE délaisse l’union pour se concentrer sur les étudiant-e-s vaudois-es, au détriment peut-être de ses étudiant-e-s en provenance d’autres cantons. Gabriela Lüthi, membre du Comité exécutif de l’UNES, conclut “Je ne comprends pas le désir de ces 13 délégué-e-s de vouloir diminuer les dépenses de la FAE au détriment de la solidarité et de la défense, en Suisse, des intérêts des étudiant-e-s, mais nous nous devons de la respecter. “

    Pour l’UNES,
    Stephan Rodriguez (fr)
    Gabriela Lüthi (de)

    CP Depart FAE

    L’UNES s’est récemment exprimée sur l’austérité financière généralisée et de son impact négatif sur la qualité de l’enseignement. Dans ce sens, l’Union soutient la mobilisation étudiante qui se déroule actuellement à Genève pour défendre un service publique de qualité. Nous félicitons l’action de la CUAE et des associations étudiante-e-s.

    Pas d’avantages de coupes budgétaires – à tous les niveaux. Parce que l’éducation est l’avenir de la Suisse!

    Pour l’UNES,
    Sarah Burckhardt (fr)
    Melanie Gut (de)