Aujourd’hui, les étudiant-e-s de nombreuses hautes écoles de Suisse mènent une action afin de demander la reprise immédiate des négociations pour une adhésion de la Suisse à Erasmus+. Si la Suisse devait rester exclue du programme d’échange, elle risque, à long terme, une forte restriction de la mobilité étudiante.

Aujourd’hui, les étudiant-e-s de nombreuses hautes écoles suisses ont mené des actions dans le but de demander la reprise immédiate des négociations pour une adhésion de la Suisse à Erasmus+. « Si la Suisse ne cherche pas rapidement à adhérer à Erasmus+, alors elle risque une restriction encore plus importantes des possibilités d’échanges pour les étudiant-e-s suisses », affirme Josef Stocker, co-président de l’UNES. « L’adhésion à Erasmus+ est de plus essentielle pour la coopération internationale dans les domaines de la formation et de la jeunesse », ajoute Stocker. Les organisations de jeunesse seront particulièrement pénalisées par la non-adhésion

Dans le cadre de la journée d’action, les étudiant-e-s émettent trois revendications principales :

Élaboré, rédigé et soumis au vote aux Délégué·e·s par la HoPoKo. Acceptée par la 167ème Assemblée des Délégué·e·s du novembre 2016 à Bâle.

Une des revendications centrales de fond de l’UNES est depuis tout temps l’égalité des chances : les études doivent être ouvertes à toutes les personnes capables et motivées. Personne ne doit interrompre ses études ou même ne pas pouvoir les commencer, parce qu’il ou elle dépend d’une activité lucrative.

Publication de la prise de position : accès aux hautes écoles pour les réfugié-e-s étudiant-e-s

Les jeunes réfugié-e-s en Suisse ont besoin de perspectives. Une voie possible pour y arriver est la poursuite des études interrompues par leur fuite dans une haute école Suisse. En Suisse, des obstacles structurels et administratifs importants empêchent les réfugié-e-s d’avancer jusqu’aux études. Cela doit changer.

Dans le cadre de son projet « Perspectives – études », l’Union des Étudiant-e-s Suisses (UNES) a élaboré une Positionspapier sur l’accès aux études des réfugié-e-s étudiant-e-s. Elle formule des Revendications adressées aux hautes écoles, à la Confédération, aux cantons et aux services sociaux.

Dossier de presse Prise de position

CP Publication de la prise de position sur l’accès aux hautes écoles pour les réfugié-e-s étudiant-e-s

Journaux

  • Il faut favoriser l’accès des réfugiés aux études – L’accès aux études est actuellement très compliqué pour les réfugiés. L’Union des étudiants de Suisse souhaite des modifications. 24 Heures, 23. 1. 2017

Télévision

  • Accès des réfugiés dans les universités: exigences financières – L’Union des étudiants de Suisse demande davantage, sous la forme d’un soutien financier. RTS Info 24. 1. 2017
  • « Atenei aperti ai rifugiati »– E’ la richiesta dell’Unione degli universitari, che domanda norme d’ammissione meno esigenti. Telegiornale (RSI), 23. 1. 2017

L’Assemblée des délégué-e-s de la Fédération des associations d’étudiant-e-s de l’Université de Lausanne (FAE) a décidé, lundi passé, de sortir de la faîtière nationale. Conséquences : les étudiantes et étudiants de la deuxième université romande ne seront plus représenté-e-s au niveau national et international. L’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) regrette cette décision et souligne qu’une représentation nationale et solidaire est indispensable pour la défense des intérêts des étudiant-e-s.

Lundi 25 avril, les délégué-e-s, soit tiré-e-s au sort par la FAE, soit issu-e-s des différentes associations d’étudiant-e-s reconnues par la FAE, ont voté en faveur de la sortie de la faîtière nationale. L’UNES, qui a essayé de sensibiliser au mieux les délégué-e-s, ne peut que regretter cette décision. Stephan Rodriguez, membre du Comité exécutif UNES et ancien étudiant lausannois réagit “Nous sommes déçu-e-s que la FAE ait pris la décision de quitter l’UNES, mais il est important de respecter l’avis de notre section ; les statuts de la FAE sont bien faits et si les étudiant-e-s lausannois-es ne sont pas satisfait-e-s de cette décision, ils ont la possibilité de lancer un référendum”.

Pour rappel, les conséquences pour les étudiant-e-s lausannois-es sont grandes. Car l’absence de représentation et de défense de leurs intérêts au niveau national et international signifie que leur parole ne sera plus entendue dans les différents organismes nationaux (swissuniversities, SEFRI, Conférence Suisse des Hautes Ecoles, entre autres). Sans compter la présence – indispensable à l’heure du système de Bologne – sur la scène internationale, où l’appartenance à une faîtière est primordiale pour représenter de manière égalitaire et efficace les étudiant-e-s. En plus de cela, l’UNES est également l’interlocutrice étudiante au Parlement, où elle représente et défend les droits des étudiant-e-s et travaille avec les parlementaires sur tous les sujets qui touchent à la politique des hautes écoles.

Cette décision précipitée est regrettable, d’autant plus que des changements structurels faisant écho à la plupart des critiques émises par la FAE ont été mis en place, ou le seront prochainement. La FAE délaisse l’union pour se concentrer sur les étudiant-e-s vaudois-es, au détriment peut-être de ses étudiant-e-s en provenance d’autres cantons. Gabriela Lüthi, membre du Comité exécutif de l’UNES, conclut “Je ne comprends pas le désir de ces 13 délégué-e-s de vouloir diminuer les dépenses de la FAE au détriment de la solidarité et de la défense, en Suisse, des intérêts des étudiant-e-s, mais nous nous devons de la respecter. “

Pour l’UNES,
Stephan Rodriguez (fr)
Gabriela Lüthi (de)

CP Depart FAE

Commmuniqué de presse de l’UNES du 29 août 2013

Les cantons de Bâle-Ville (BS) et Bâle-Campagne (BL), après de longues négociations, ont décidé d’augmenter le montant des fonds accordés à l’Université de Bâle. Cette décision n’a pu être prise que parce que l’Université et Bâle-Ville ont cédé à une condition du gouvernement de Bâle-Campagne: sans une augmentation des taxes d’études, BL n’aurait pas accepté l’accord final. L’UNES est consternée par ce marchandage. Les gouvernements des deux cantons prouvent à nouveau que l’égalité des chances pour chaque étudiant-e leur importe peu. Les étudiant-e-s exigent des parlementaires des deux cantons de mettre le holà à ce marchandage des coûts d’études et de ne ratifier l’accord final que si les taxes d’études ne sont pas augmentées.

Il est certes réjouissant que même Bâle-Campagne se rende compte que l’Université de Bâle a besoin de plus de moyens. Une augmentation de la contribution de 317 millions actuellement à 329.5 millions d’ici 2017 doit être vue comme un signe positif, bien que plutôt modeste. Mais que BL se permette de faire pression en exigeant une hausse des taxes d’études comme condition sine qua non à cette augmentation ne laisse rien présager de bon quant au processus de négociations entre les cantons et l’Université.

Une hausse des taxes d’étude pour augmenter le revenu de l’Université de 4 millions par année est irresponsable. Ce montant est minime par rapport au budget global de l’Université, mais pour certain‑e‑s étudiant-e-s, ces 150 CHF supplémentaires par semestre ne seraient pas une mince affaire: les taxes d’études passeraient ainsi à environ 850 CHF par semestre.

Des augmentations de taxes d’études sont également en pourparlers dans les EPFs, d’autres hautes écoles cantonales et les HES. Bâle suit donc la tendance nationale à faire supporter les problèmes de financement des hautes écoles aux étudiant-e-s, comme si une hausse des taxes d’études avait une réelle incidence sur le budget d’une haute école. Mélanie Glayre, membre du comité exécutif de l’UNES, s’indigne: „ A tous les niveaux, on essaie de privatiser le financement des hautes écoles grâce à des taxes d’études de plus en plus élevées, et ainsi de restreindre l’accès à la formation tertiaire. Un tel procédé est inacceptable, particulièrement à Bâle, ou les étudiant-e-s paient les pots cassés dans le marchandage entre les instances responsables du financement de l’Université“.

Ces procédés mettent l’égalité des chances et le libre-accès à la formation en danger. Au lieu de développer des solutions réalistes pour assurer un financement public et durable des hautes écoles, les gouvernements des cantons de Bâle-Ville et Bâle-Campagne préfèrent forcer les étudiant-e-s à en assumer la responsabilité financière. L’UNES demande au Parlement Cantonal et au Grand Conseil d’assumer la responsabilité financière de leur université, d’arrêter leurs jeux politiques et d’empêcher une augmentation des taxes d’études. Parce que la formation, c’est l’avenir!