A l’occasion de la semaine d’action contre les coupes faites dans la formation, nous aimerions à nouveau souligner que l’égalité des chances dans le domaine de la formation dans les hautes écoles n’est toujours pas atteinte. Si une personne a la possibilité d’étudier dans une haute école, c’est encore trop souvent en fonction de ses origines, de sa position sociale ou de ses moyens économiques.

C’est pourquoi l’UNES salue l’engagement des étudiant-e-s qui se sont engagé-e-s au cours de cette semaine d’action. « A nos yeux, c’est une honte que, dans un pays comme la Suisse, des étudiant-e-s soient amené-e-s à manifester pour l’accès à quelque chose qui devrait normalement aller de soi », affirme Jonas Schmidt, co-président de l’UNES.

Nous demandons aux décideurs et décideuses, qu’ils soient actifs dans le monde de la politique, dans les cantons ou dans les hautes écoles, de prendre conscience de leurs responsabilités et d’agir en fonction. Nous posons les exigences suivantes :

  • Les taxes d’études des hautes écoles suisses ne doivent pas être augmentées.
  • Les cantons doivent être contraints à harmoniser leur système de bourses.
  • L’exemption de taxes en rapport avec les moyens de chacun doit être introduite dans toutes les hautes écoles, tant que les taxes d’études ne sont pas abolies.
  • La participation estudiantine et l’implication des étudiant-e-s dans les prises de décision doivent être maintenues et renforcées.
  • La Confédération et les cantons doivent à l’avenir, en fonction de la hausse du nombre d’étudiant-e-s, mettre plus de moyens à disposition en faveur de la formation tertiaire et de la recherche.
  • Pour plus d’informations, merci de vous adresser à : Jonas Schmidt, coprésident

    Table ronde « logement étudiant »

    Le premier mars 2018 des professionel-le-s du domaine « logement étudiant » ont pu partager avec des représentant-e-s étudiant-e-s sur cette problématique et proposer des solutions pour l’avenir.

    L’UNES tient à rappeler à toutes les autorités compétentes qu’un logement adapté est une condition indispensable pour des études réussies.

    Pour plus de précisions

    La nouvelle loi sur les bourses d’études n’est pas compatible avec l’égalité des chances, aussi l’Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) recommande de la rejeter.

    Le peuple du canton d’Argovie va s’exprimer le 4 mars 2018 sur la modification de la loi sur les bourses d’études. Une modification de la loi est nécessaire pour entériner l’entrée de l’Argovie dans le concordat intercantonal sur les bourses d’études – une mesure en soi tout à fait louable.

    Or, outre les modifications nécessaires à l’entrée dans le concordat, le Grand Conseil a décidé d’ajouter des dispositions supplémentaires au texte de loi. Un modèle dit par fractionnement (Splittingmodell) serait appliqué. Suivant ce modèle, les montants alloués pour les études seraient répartis entre une bourse pour les deux tiers, et un prêt sans intérêts pour le dernier tiers. De plus, le montant annuel maximal d’une bourse serait abaissé de CHF 17 000 à 16 000, et les doctorant-e-s ne pourraient plus recevoir de bourses, uniquement des prêts.

    L’UNES, la VSUZH et la faitière des organisations des élèves d’Argovie se positionnent conjointement contre l’introduction de ce modèle pour les raisons suivantes :

    • Nombre d’étudiant-e-s décideraient alors de travailler à côté de leurs études, plutôt que de s’endetter. Pour les personnes concernées, le modèle par fractionnement aura donc pour conséquence un allongement de la durée des études. Pour le canton, au lieu des économies escomptées, ceci se traduira par des charges supplémentaires, alourdies encore par la gestion des prêts nouvellement créés.
    • Il va à l’encontre du principe d’égalité des chances, car seul-e-s les étudiant-e-s les moins favorisé-e-s vont devoir s’endetter.

    Ce modèle est incompatible avec l’objectif de rendre l’éducation accessible à tous. Il empêche des étudiant-e-s potentiel-le-s d’accéder à la formation supérieure, et entraîne des répercussions négatives tant sur les finances des personnes concernées que sur celles du canton. L’accent mis sur le prêt est un pas dans la mauvaise direction. La formation a d’ailleurs toujours un coût d’opportunité élevé, car il faut renoncer à ses revenus durant les études. Il n’appartient pas aux étudiant-e-s de payer pour le redressement des finances de l’État.

    Pour plus d’informations, merci de vous adresser à :
    Jonas Schmidt, Coprésident de l’UNES

    CP Révision de la loi sur les bourses d’études, AG